Doudoublog

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mardi 12 juillet 2005

Under pressure

Il y a des jours comme ça.

J'attends la réponse pour savoir si je suis prise dans une Ecole spécialisée dans les metiers de la Culture.

Mais ce qui me pose plus d'angoisse,c'est l'opération de mon p'tit Loulou sous anesthésie complète.Oui je sais il y a très peu de problèmes mais je n'arrive pas à ne pas flipper!

Et puis je vais dormir deux nuis toute seule dans ce grand appart,dans ce grand lit tout vide.

Paris ,la vieille ville

Paru dans Le Monde12/07/2005

<<PARMI les raisons qui ont conduit le comité de sélection des Jeux olympiques 2012 à préférer Londres à Paris, on évoque en premier lieu des motivations " en creux », lobbying, alliances politiques, réseaux, etc. Il en est cependant d'autres qui tiennent aux qualités propres de la candidature anglaise, et notamment une, patente : le dynamisme, qu'un séjour bref dans la capitale anglaise permet assez facilement de constater.



Tandis que Paris apparaît comme une ville fermée à l'innovation architecturale et aux projets urbains d'envergure, Londres - ce Grand Londres qu'aucun périphérique ne vient limiter ni brider - fait preuve d'une vitalité formidable. A tort ou à raison, l'aventure de la chasse aux voitures, très courageuse et très écologique, lancée par le maire de Paris, ne paraît pas faire le poids. Londres s'est débarrassée d'une bonne partie des siennes sans se " ruiner » en transports en commun, taxant lourdement les véhicules prétendant avoir accès à l'asphalte public, et adoptant une politique drastique de dissuasion du stationnement. Le métro est vétuste et hors de prix ? Peut-être, mais la vocation du Comité international olympique (CIO) n'est pas de veiller aux normes plus ou moins égalitaires des pays hôtes des Jeux.



LA FRONTIERE DU PeRIPHéRIQUE



Depuis des décennies, surtout, Paris (86 km2 stabilisés depuis un siècle, 2 millions d'habitants) dit non à toute évolution. Elle le dit par la voix de nombreuses associations d'habitants, par celle d'une majorité de ses élus, Verts en tête, par celle enfin des architectes chargés de veiller au respect des convenances patrimoniales. 90 % du Paris dit " intra-muros », parce que le boulevard périphérique joue bien le rôle d'une frontière difficile à franchir, sont soumis à l'accord préalable des architectes des Bâtiments de France, qui, même s'ils ont souvent moins froid aux yeux que beaucoup de citoyens, n'en ont pas moins pour mission la permanence visuelle de la capitale française. Les 10 % restant sont composés pour l'essentiel de voies ferrées et des rares zones ne comportant pas de monument à moins de 300 mètres. Dans un pays o๠tout est susceptible d'être classé, cela se fait rare.



La Greater London Autority (GLA), la mairie du Grand Londres (1 579 km2, 7,5 millions d'habitants), est ressuscitée par référendum en 1999, après que le thatchérisme eut occis le Greater London Council, au profit d'un " petit Londres », sans réalité administrative, en 1986. Dirigé par le travailliste Ken Livingstone, le GLA a élu domicile sur la rive sud de la Tamise, dans un bâtiment neuf et pour le moins décomplexé de Sir Norman Foster qui fait face à la fameuse Tour de Londres, sur la rive opposée. La Tamise est certes deux fois plus large (près de 300 mètres) que la Seine, mais on imagine mal qu'un tel édifice futuriste puisse ainsi trouver sa place face à la Conciergerie.



Les Parisiens se sont de la même manière opposés aux tours comme à toute forme de densification. Dans le même temps, les Londoniens ont supporté avec flegme la naissance de la tour de la compagnie d'assurances SwissRe, 200 mètres de haut en plein coeur de la City. Et à peu près en face, sur le bord sud de la Tamise, une tour de 310 mètres de haut, la London Bridge Tower (LBT), signée par l'agence de Renzo Piano (basée à Paris et à Gênes), devrait être édifiée sans guère plus de problème, une fois résolue la question de l'achat du terrain. Pour être juste, ce dernier projet a été traîné par ses opposants devant la justice britannique, qui a fini par statuer en faveur de Piano, en arguant de la qualité architecturale exceptionnelle du dessin. Situation peu prévisible sous nos longitudes.



Foster, Piano et tous les architectes appelés à travailler outre-Manche ont, il est vrai, plusieurs atouts. L'un est historique : c'est un héritage paradoxal des bombardements de Londres qui a conduit les Anglais à supporter ce qu'on a pu appeler le " second bombardement », une reconstruction sans état d'âme, qui ne fut pas avare de béton et qui fait accepter aujourd'hui sans déplaisir les propositions des nouvelles générations d'architectes, plus folles, parfois drôles, toujours plus légères.



Entre-temps, en 1984, l'entrée en lice du prince Charles contre la modernité le conduisit à devenir le parrain spirituel d'une gigantesque opération de promotion postmoderne à côté de la cathédrale Saint-Paul, Paternoster Square, dont la réputation a fait long feu dans la mémoire des critiques les plus miséricordieux. Depuis lors, la monarchie semble être revenue à un sage principe de neutralité.



TROIS MAiTRES AU TAPIS



Piano comme Foster ont par ailleurs trouvé un allié de poids. Richard Rogers, auteur avec Piano du Centre Pompidou, qui fut pour l'un et l'autre un partenaire professionnel et amical. Devenu Lord Rogers of Riverside, après avoir été reconnu comme l'un des architectes internationaux les plus réputés, il incarne désormais la défense de la modernité à la Chambre des lords, dont il est devenu le conseiller et spécialiste écouté. Le GLA en a également fait son spécialiste en titre, ce qui le place en situation plutôt favorable pour défendre le dynamisme de Londres. On en voit partout l'effet dans cette capitale sans tabous, qui représenta longtemps l'avant-garde de l'enseignement, grâce à l'école de l'Architectural Association.



Et Paris, pendant ce temps-là ? Paris s'est donné les gants d'envoyer au tapis, le 15 décembre 2004, trois grands maîtres européens que la ville avait appelés à concourir pour le futur quartier des Halles : Jean Nouvel et les Néerlandais Rem Koolhaas et Winnie Maas. Même l'architecture un peu décorative de la quatrième équipe, celle conduite par David Mangin, a fait peur à la Mairie, qui n'a gardé que le dessin du jardin pour ce projet au souffle court.



Nombreux ont été ceux, alors, qui ont évoqué l'effet que pourrait avoir l'impact de la frilosité parisienne sur ses chances d'obtenir les Jeux de 2012. Si cela n'a pas été un élément politique majeur, on voit mal comment les membres voyageurs du CIO les plus neutres auraient pu ne pas sentir ici, à Londres, ce souffle, et là , à Paris, ce trouble, même si le vent peut tourner d'ici là . <<



(auteur:)Frédéric Edelmann

pas de Jo mais...

<<Le maire de Paris Bertrand Delanoë s'est engagé lundi à travailler à la mise en oeuvre de la plupart des projets d'urbanisme prévus dans le cadre de Paris-2012, notamment l'aménagement "total" des terrains des Batignolles où devait être créé le village olympique."Il faut que cet échec nous donne envie de rajouter quelque chose à une dynamique qui existe", a affirmé M. Delanoë devant le Conseil de Paris. Ainsi, pour les terrains des Batignolles, site prévu pour le Village Olympique, où Paris ne possède que 10 hectares sur 45, il a relevé : "la ville se porte acquéreuse des dizaines d'hectares qu'elle ne possède pas". "Ce qui change, c'est, a-t-il dit, l'obligation de vendre" des propriétaires du site, SNCF et RFF (Réseau Ferré de France), obligation qui était conditionnée à l'obtention des Jeux. Mais le maire de Paris a aussitôt précisé que "les engagements seront tenus comme si nous avions eu les Jeux".

Toujours au sujet des Batignolles, Jean-Pierre Caffet, adjoint à l'Urbanisme, a ajouté à l'AFP que "le concept du plan d'aménagement sera conservé, avec un grand parc". Sur les 45 hectares de l'ensemble, "il suffit d'acheter encore 14 ha". Pour M. Caffet, des modifications sont possibles par rapport au projet olympique, par exemple la couverture des voies ferrées, qui coûterait plusieurs centaines de millions d'euros.

Autres chantiers à poursuivre : la gare du train de banlieue Eole située à Evangile (Nord-est de Paris). "Il faut continuer à tout prix", selon M. Caffet, un tiers étant déjà financé par le contrat de plan Etat-Région.Le tramway poursuivra sa progression, de la porte d'Ivry à la Chapelle, voire plus loin si les élus locaux en sont d'accord, M. Delanoë relevant que 70% incombait à la Ville et 30% à la région IDF, qui devrait continuer à accompagner Paris.Pour le centre aquatique d'Aubervilliers, que l'Etat s'est engagé à poursuivre, M. Delanoë a précisé que la mairie assurerait sa part de 20% de financement, soit selon M. Caffet, 9 millions d'euros.Le stade Jean Bouin, à l'ouest de Paris, qui devait accueillir le hockey sur gazon, aura droit aussi une cure de jouvence, pour du rugby et du tennis. En revanche, le projet qui avait été conçu autour de Roland Garros sera totalement refondu, comme annoncé dimanche par Christian Bîmes, président de la fédération de tennis."Nous pouvons perdre les Jeux et garder une forme d'esprit olympique", a dit M. Delanoë. <<




(11/07/2005) Tiré du Moniteur Expert