Et à part ça ?

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vendredi 24 octobre 2003

Comment spammer

Le titre marche en français et en anglais...

Ce matin, j'ouvre ma boîte e-mail pour tomber sur 5 notifications de commentaires, sur mes billets les plus récents (ceux de l'accueil), par un certain "amir11@hotbox.com" (Amir on t'a reconnu !!!), qui liaient vers un site de vente de Viagra et autres compensations hormonales...

La rage.

Résultat, 5 suppressions de commentaires, un ban IP dont je n'ose espérer qu'il sera très efficace, et un rebuild complet du site.

Mrfl.

mardi 21 octobre 2003

iTunes 4.1 Windows Rulez!

Comme en témoignent les quelque 1 000 000 de téléchargements en même pas 4 jours (sans parler du nombre similaire d'achats en ligne de morceaux musicaux via le iTunes Music Store), la sortie sous Windows de iTunes 4.1, le logiciel de gestion de musithèques d'Apple, est une aubaine.

C'est sans le moindre scrupule, d'une main impérieuse et sûre, que j'ai envoyé mourir mon WinAmp après plus de 6 ans de bons et loyaux services, ingrat que je suis.

Moi qui bavais depuis déjà un long bail sur la simplicité émouvante des applications iLife (iMovie, iDVD, iTunes, iPhoto, iSync...), j'ai pu avoir un infime sentiment de vengeance—doublé de l'équivalent mentalo-geek d'une cyclopéenne érection—en découvrant, fraîchement téléchargé et installé, mon iTunes, tout bô tout neuf, sur mon Windows XP.

Une fois goûtées les friandises fondamentales comme l'import trivial de mes MP3, l'import à la volée de CDs, le classement automatique d'après les tags ID3 et la recherche instantanée, j'étais déjà convaincu. Vade Retro WinAmp. Mais lorsque j'ai commencé à jouer avec les ratings et les listes de lecture intelligentes (smart playlists), alors là, j'étais prêt à évangéliser la planète.

iTunes arrache sa maman. iTunes poutre. iTunes rules. iTunes rocks.

for verb in power_verbs/*; do
    echo iTunes ${verb}.
done

Et l'équilibrage du volume après analyse des morceaux. Et la synchronisation automatique iPod. Et la gravure à la volée de CDs audio / MP3. Et l'encodage AAC. Et...

Time to play, honey. Stop using retarded players. Now.

jeudi 16 octobre 2003

Open Everything

Le Wired de novembre portera un article détaillé qui suggère que l'Open Source est en passe de devenir un mode global de production. Un texte à lire pour tous les intéressés du phénomène OSS, dont manu...

mercredi 15 octobre 2003

Comment vont les tiens ?

J'étais tout à l'heure assis dans ma laverie habituelle, à bouquiner en attendant que mon linge finisse de sécher. Mon attention a été appelée par le salut chaleureux qu'adressa en entrant un jeune algérien de 22–25 ans à un couple de personnes âgées vraisemblablement eux aussi émigrés du bled.

Et là, pendant bien vingt minutes, je n'ai pas réussi à me replonger dans ma lecture, fasciné par leur conversation et leurs attitudes respectives. Le jeune était accroupi devant eux, tout sourire, à discuter tranquillement avec eux, sous le regard bienveillant du vieux.

Leur conversation a commencé par un long échange de demandes sur la santé de chacun, ainsi que leurs parents, enfants, sœurs et frères respectifs. On sentait pourtant, à les écouter, qu'ils n'étaient ni de la même famille ni des amis de longue date. Chez d'autres, cela pourrait sembler fastidieux et simplement courtois, presque une formalité laborieuse mais obligatoire. Chez eux, il était frappant de constater combien leur intérêt pour la santé des personnes mentionnées semblait sincère. Pas de trace d'ennui, d'hypocrisie, de lassitude. Au contraire, une attention évidente.

Lorsque la conversation continua sur des sujets plus délicats, comme la recherche d'emploi du jeune ou l'état des enfants et petits-enfants du couple, les éventuels désaccords ou incompréhensions initiales, qui auraient sans doute donné lieu à quelques haussements de voix ou gestes indignés chez des interlocuteurs plus "latins", étaient ici traités avec équanimité, gentillesse, dialogue.

On sentait chez le jeune un vrai respect des vieux, et chez les vieux une vraie bienveillance envers les jeunes. Quelque part, je n'ai pu m'empêcher de penser que je n'avais pas vu depuis longtemps ce genre de moments... et qu'à chaque fois, ça s'était passé entre maghrebins. J'ai l'impression qu'en notre époque de repli sur soi, ils sont les seuls à perpétuer tant bien que mal une tradition de convivialité et de chaleur humaine qu'ils manifestent en vrai au quotidien.

Bien sûr, vous me trouverez toujours des tas de gens bien franco-français, éventuellement catholiques, qui sont la "preuve" du contraire. Mais je n'annonce pas ici une vérité, je constate simplement ce que je vois ces derniers temps.

Quand on voit ce genre de choses, on se garde de faire l'Islamalgame entre "musulmans" et "islamistes"...

mardi 14 octobre 2003

G.N.I.?

Stands for "George is a Nuthead Idiot".

Oui, ça fait un bail que je ne vous avais pas lié un billet de Damelon, et bien le voici qui s'énerve avec humour et raison au sujet de la dernière aberration scandaleuse proposée par l'administration Bush.

Lisez donc celle-ci jusqu'au bout, ça vaut le détour. Rarement on aura vu autant de cynisme et d'hypocrisie dans la défense d'une proposition de loi sur un sujet pareil.

samedi 11 octobre 2003

It's Con Time!

Trois films ces derniers temps sur les escrocs et leurs arnaques (cons) : Les Associés (Matchstick men), Braquage à l'Italienne (The Italian Job, un remake) et Confidence.

Dans le premier, Nicolas Cage est un dieu de l'arnaque qui se découvre une fille. Tout le monde embrouille tout le monde jusqu'au bouquet final, et ça finit plutôt pas si mal.

Dans le deuxième, une bande d'audacieux se fait avoir et compte bien rendre la monnaie de sa pièce au traître ; ça explose, ça ose, ça pose, et le casting n'est pas mal du tout, avec notamment Mark Wahlberg et Edward Norton, plus une Charlize Theron un poil moins nunuche que d'habitude et Donald Sutherland pour faire bien au début.

Dans le dernier, on découvre une superbe histoire à tiroirs dont la fin réussit à surprendre, avec une panoplie d'acteurs fort sympathique, dont un Dustin Hoffman au mieux de sa forme, une Rachel Weisz identique à elle-même et un Edward Burns à faire flamber les demoiselles, avec sa gueule de Ben Affleck en plus mur.

Les escrocs ont la part belle en ce moment, et les films réussissent à être variés néanmoins. Ce ne sont pas là des moments d'anthologie, il est vrai. Mais ça reste très divertissant sans tomber dans le débile.

Cinq de cœur

Hier soir, ma Doudou m'a emmené voir une surprise à la Comédie Caumartin : Cinq de cœur.

C'est à 20h du mardi au jeudi, en prolongation jusqu'au .... Et ça déchire !

Cinq joyeux lurons, 3 femmes et 2 hommes, mettent à profit une maîtrise enviable de leur voix (du bruitage à l'opéra en passant par l'erraillé) pour nous faire rire et sourire pendant plus d'une heure, au travers de sketches excellents sans aucun temps mort, et avec beaucoup d'inventivité.

14 € au lieu de 28 via BilletReduc, et même 10 € pour les moins de 26 ans habitant à Paris via le Kiosque Jeunes, me signale ma Doudou. Courez-y !

Comédie Caumartin
25 rue Caumartin 75009 Paris
01 47 42 43 41
M° Opéra / Havre-Caumartin

vendredi 10 octobre 2003

I read your main.

no, I won't fix your code.

Ce sont là le recto et le verso des T-shirts officiels profs/ACU pour cette édition 2003 de la Piscine INSIA.

On dira ce qu'on veut, mais emmener une piscine a quelque chose d'intoxicant, c'est un peu comme une drogue douce. Jour après jour, deux semaines durant, on les voit progresser à vue d'œil (pour certains). On en voit ramer, s'enliser, ne pas oser poser des questions.

La piscine remplit son office, imparablement : isoler les brillants et ramener le reste à une quasi-uniformité de niveau, lequel doit être raisonnablement bon pour attaquer la suite, avec ses mini-projets hebdomadaires et ses projets bien salés.

On s'en frotte les mains, en souriant, l'air machiavélique. Mais on adore ça. On adore les voir s'émerveiller, à peine quelques semaines plus tard, lorsqu'ils réalisent la quantité faramineuse de connaissances qu'ils ont fini par ingurgiter, chacun à leur niveau, chacun à leur façon. On adore en voir s'éclater, prendre de bonne grace quelques trempes aux notations pour rajuster leur orgueil et se motiver davantage. On adore réveiller tout ce petit monde de sa torpeur intellectuelle, mettre les points sur les I, et marcher vigoureusement vers un enseignement lourd et qualitatif.

De lib en lib, d'exercice en exercice, on navigue entre les mines (« ta mémoire est un champ de mines », dixit manu-celui-qui-explique-trop-bien) à grands coups d'apprentissage, d'acquisition effrénée de compétence et d'expérience. On acquière, inlassablement, les bons réflexes et l'aptitude au travail.

Pour nous, de l'autre côté de la barrière, c'est toujours l'occasion de vérifier nos compétences, l'envie de réécrire les corrections pour voir si on saurait mieux faire que l'an passé, la remise en question éternelle pour voir si on peut mieux enseigner, mieux former, mieux expliquer, mieux évaluer.

On est tour à tour moniteurs, maîtres-nageurs, sauveteurs, gardes-côtes, brigade fluviale, nageurs de combat. Tantôt good cop et tantôt bad cop. On encourage, on secoue, on réprimande, on écoute, on réconforte.

C'mon, soldier! Gimme 20!

Oui, mais pas pour finir avec 120 troufions tout juste bons à me faire les chiottes à la brosse à dents. Non, on forme des généraux qui savent aussi remonter leurs armes les yeux bandés, avec des moufles, sans connaître toutes les pièces d'avance. On forme les enfants cachés de McGyver et Indiana Jones.

Nos troufions cette année seront les sergents-instructeurs de l'an prochain.

Nous faisons des balezes, et nous le faisons bien.

jeudi 9 octobre 2003

F**king spammers

Chaque jour qui passe apporte sa moisson de pollution numérique, alors que les spammers et "spackers" se font de plus en plus nombreux, et toujours plus virulents.

Aujourd'hui, j'ai été gratifié de mon 1er commentaire à caractère spam, posté sur un billet du 31/7, et redirigeant sur un site de cul.

Dans le même temps, les spackers, crackers alliés aux spammers, trouvent de nouveaux moyens de protéger les sites à spam et arnaques en tous genres.

Je veux une CIJ spéciale crimes numériques et plénipotentiaire.