dinarnondeu... narnondeu.
Hier soir à 20h j'étais chez moi, mon PC fraîchement allumé, m'apprêtant à traiter les quelque 350 courriels (dont 270 de spam) reçus en une semaine. Hier matin à 10h je me baignais encore dans la piscine du Palm Beach Hammamet, en Tunisie. Je ressens toujours un certain décalage le dernier jour de mes séjours à l'étranger.
Que vous dire de la Tunisie ? Déjà, il y fait beau. Très beau. Et, en ce moment, pas trop chaud (33°C environ), en tout cas dans le Nord-Est où nous étions. Ce qui n'empêchait pas la piscine de chauffer rapidement à 30°C, et tant pis pour le côté vigorifiant.
Nous étions basés à Hammamet, qui n'a vraiment rien d'extraordinaire (sa medina propose une citadelle d'un petit intérêt, mais cernée par un souk extrêmement agressif). Heureusement, nous avons rayonné sur Tunis (notamment sa medina et l'extraordinaire musée du Bardot), Carthage et la magnifique petite ville de Sidi Bou Saïd.
A Carthage, on peut contempler ce qui reste des thermes de l'empereur Anthonin, les troisièmes plus grands du monde. C'est en effet immense, comme on peut le percevoir malgré la disparition de tout le bâtiment à partir du rez de chaussée (Carthage a été totalement détruite plusieurs fois au cours de l'Histoire) : ne subsistent que les sous-sols où l'on entretenait les brasiers, mais ça donne déjà une idée. Anecdote : tout ça est au pied du palais présidentiel de Carthage, dans la direction duquel on a a priori pas le droit de photographier.
La medina de Tunis n'est pas sans dangers pour les touristes, mais grâce aux conseils avisés de notre guide et en s'efforçant de se déplacer en groupes, nous avons pu en voir l'essentiel et bénéficier d'un meilleur appui pour d'âpres scéances de marchandage (le sport national tunisien) à trois reprises. En se débrouillant bien on peut facilement raboter 70–80% du prix indiqué.
Fidèle à sa réputation, Sidi Bou Saïd est magnifique. Du blanc et du bleu à perte de vue, des grilles en fer forgé aux courbes gracieuses à toutes les fenêtres, et un coup de cœur pour cette maison aux 52 chambres, ancien harem, à l'intérieur somptueux, frais et agréable. En revanche, le site est si touristique que les vendeurs, commerçants, etc. sont franchement désagréables.
Le musée du Bardot, à Tunis, ancien palais du Bey de Tunis (sorte de préfet), est à couper le souffle. Nous n'y sommes restés qu'une heure environ mais on pourrait facilement y passer la journée. Ça change radicalement votre conception de ce que peut atteindre, artistiquement, une mosaïque. Et le cadre est magnifique, en particulier le plafond de l'ancienne chambre à coucher, en stuc (mélange de plâtre et de poudre de marbre), très finement ouvragé.
Avec tout ce beau soleil, j'ai pas mal bronzé pour une fois. Hélas, je me suis cramé les épaules, qui pèlent. Que les éventuels jaloux parmi vous se rassurent, j'aurai déjà perdu une partie de ce bronzage lundi prochain, en revenant au boulot !
Dernier point, mais non des moindres : j'étais évidemment là-bas avec ma Doudou, que j'ai donc pu avoir à mes côtés 24/24 pendant toute la semaine. L'occasion de faire des réserves avant son imminent chantier de restauration de monument en Bourgogne, qui va durer six semaines :'-(.
Enfin, sachez que les photos du voyage sont disponibles.