Et à part ça ?

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mardi 22 mars 2005

Trois

Trois ans ce 20 mars que ma Doudou et moi sommes ensemble.

Eh ben ! Déjà ?

D'un côté, je me dis que tout ça est passé si vite. Je me rappelle bien les premiers jours... Et d'un autre, je n'ai qu'un souvenir imprécis de ma vie avant Elodie. M'imaginer aujourd'hui sans elle, c'est un non-sens. Comme dirait Sébastien f.k.a. sebc : "ça type pas".

Trois ans tous les deux.

Et ce n'est que le début.

Je t'aime, mon cœur.

L'Ambassade d'Auvergne

La fraîcheur fait la force, et comme Elodie et moi y sommes passés baffrer dimanche dernier, je mets donc l'Ambassade sur le devant de la file des restaurants dont il faut que je vous parle.

J'ai connu ce resto en 1997, alors que je donnais une formation Delphi Client/Serveur rue Michel le Comte. Situé rue du Grenier St-Lazare, à deux pas des locaux, ce restaurant à la devanture sympathique et à la déco alléchante a attiré l'œil de mes stagiaires. Après avoir obtenu l'accord de leur boîte pour cette note de frais spéciale, nous avons donc réservé pour le lendemain midi. Ce qui signifie qu'ils ont dormi tout l'après-midi suivant, et que votre serviteur a tenté du mieux qu'il a pu de continuer à assurer la formation tandis que son estomac insistait pour une longue sieste.

L'Ambassade d'Auvergne, c'est un de ces restos au cadre très "terroir", au personnel avenant, à la carte riche de tentations. C'est un de ces lieux dont l'évocation, une fois qu'on l'a testé, suffit à faire saliver. Et en plus, les prix sont très raisonnables.

Récemment, pour fêter une occasion spéciale, j'y ai donc emmené ma douce, qui souhaitait depuis longtemps revenir faire honneur à leur célèbre aligot. L'aligot, c'est une sorte de purée pleine de fromage et relevée d'ail, qui file, qui file... qui n'en finit pas de filer. C'est très bon, ça passe drôlement bien, mais ça se devine ensuite aisément en bas de l'estomac, et ça se digère lentement.

Ceux qui veulent la jouer local auront tout pour être heureux à l'Ambassade : des apéritifs aux desserts en passant par les vins, l'Auvergne propose toujours de nombreuses spécialités.

En entrée, la salade tiède de lentilles vertes du Puy, la soupe aux choux et au roquefort, la terrine de lapin aux noisettes aiguisent l'appétit. Avant-hier, j'ai craqué pour les fagots de poireaux et quenelles de Fourme d'Ambert, et bon sang que c'était bon ! Et la plupart des entrées sont à 8 ou 9 € (le foie gras plafonne, quant à lui, à 16 €).

Côté plats, si on découvre, la saucisse d'Auvergne et Aligot est un incontournable. Toutefois, ne désespérez point : si la saucisse vous tente peu, mais qu'un autre convive y goûte, le personnel se faira un plaisir de fournir de l'aligot dans des assiettes à part aux curieux. Il faut dire qu'ils en sont fiers, de leur aligot, les bougres ! Remarquables aussi, la pièce de bœuf de Salers, Moelle et fleur de sel ; le pavé d'agneau de Lozere et Pois blonds de Saint Flour ; et le magret de canard poêlé et pommes en l'air. On oscille ici entre 16 et 20 €.

Pour les amateurs, le plateau de fromages est très bien garni. Et si vous avez encore de l'appétit, le mode "j'essaie la totale" est à 8 €.

Les desserts sont aussi invitants, avec une petite flognarde aux poires, une mousseline glacée de verveine verte du Velay ou encore une soupe d'ananas aux épices, tous à 7,5 €.

On le voit, à la carte, entrée/plat/dessert nous amène autour de 35 €. Par ailleurs, le menu "que" Régional : lentilles ou choux, puis saucisse/aligot ou estofinado, et enfin dessert, affiche un très intéressant 28 €.

Enfin, côté vins, les apéritifs régionaux sont nombreux et plafonnent à 8 €, tandis que, en sus des classiques, les vins d'Auvergne (Saint-Pourçain, Entraygues, Chateaugay...) attisent la curiosité, d'autant que plusieurs sont disponibles en demi-bouteilles. On tourne ici, pour une bouteille normale, autour de 16 € à peine.

En somme, l'Ambassade, c'est un lieu plutôt terroir et très convivial, avec une cuisine toujours très riche en saveurs, aussi simples soient-elles parfois. Je recommande d'y aller en petit groupe, voire carrément à 15 ou 20 (menus spéciaux possibles), à l'étage. Notez qu'en bas, on a aussi une table d'hôte.

À consommer sans modération !


L'Ambassade d'Auvergne
22 rue du Grenier Saint-Lazare 75003 Paris - site officiel
M° Rambuteau (11), Bus Grenier St Lazare Quartier de l'Horloge (29, 38, 47, 75, E, F, P)
Ouvert tous les jours, dernière commande à 22h30. Réservation conseillée : 01 42 72 31 22

lundi 14 mars 2005

Translation

Ayé, on a déménagé !

Quand je dis "on", il s'agit bien entendu d'Elodie et de moi.

Après moult péripéties que j'ai la flemme absolue de vous conter, nous avons finalement emménagé au bord du Marais, métro Arts et Métiers, dans un joli 50m². Je tiens à remercier les compagnons de bataille : amir, oz, ze, manu et maïa.

Désormais, c'est la longue procession des démarches administratives, changements d'adresses, de centre CPAM, de contrat EDF, etc. et son cortège de frais divers qui s'avance pesamment.

Que ça fait du bien d'être à 15mn à pied de... tout !

jeudi 10 mars 2005

Offrez-vous une loi européenne !

Tordant ! (via ce récapitulatif de l'histoire du débat sur les brevets logiciels en Europe, chez Tristan)

Perspective

L'ami Tristan rappelle quelques points clef, même si justement, ignorer ces faits fondamentaux permet au quidam de vivre moins soucieux... plus inconscient !

mardi 8 mars 2005

L'Étoile du Berger

L'Étoile du Berger, c'est le royaume du fromage, c'est l'antre de la raclette et de ses consœurs la fondue et la tartiflette.

Bon, sur ce coup, je ne peux pas vous allécher avec la déco ou l'ambiance : la salle est toute petite (réservez, surtout le week-end), la déco kitsch et la musique généralement (très) discutable et forte... La quarantaine de places sur un espace restreint fait que, de toutes façons, il y a du bruit. Toutefois, sauf délire du patron, on n'a pas trop besoin de hausser la voix pour se faire entendre de ses voisins de table.

Les tarifs, sans être prohibitifs, ne vont pas non plus faire de la réclame : il faut bien compter 25€ par couvert (un peu plus si vous optez pour vin et dessert).

Mais on s'en fout, parce que leur raclette à la viande de grison, elle est trop bonne. Et avec une Roussette de Savoie, ça passe vraiment tout seul.

Les raclettes fonctionnent toutes sur le même principe : le fromage est à volonté, mais la viande et les patates arrivent au début du repas, en quantité délimitée (pour la plupart des gens, c'est assez bien portionné). Les serveurs sont généralement assez sympa, et vous "rechargent" parfois à la vitesse de l'éclair.

Pour ceux qui préfèrent d'autres usages au fromage, on a aussi une tartiflette (correcte) et une fondue classique (très bien). Et pour les incultes absolus, les goujats, les cuistres, il y a des plats absolument hors-sujet : entrecôte, salade, etc.

Le truc qui va bien, c'est de prendre la fondue au chocolat en dessert. C'est pour deux, et les serveurs n'ont rien contre une tablée de 3 ou 4 qui s'en partage juste une. Une assiette pleine de morceaux de fruits frais (pomme, poire, orange, banane, et en saison : fraise, kiwi...) arrive, et un appareil à fondue plein de chocolat dessert déjà fondu est posé devant vous... Et là, miam !

Au final, malgré les petits désagréments, c'est un bon endroit pour les soirées conviviales où on se fout, pour une fois, de sa ligne.


L'Étoile du Berger
42 rue de la Montagne Ste Geneviève 75005 Paris
M° Maubert Mutualité (10), bus Monge Mutualité (63, 86, 87), Maubert Mutualité (47) et Lycée Henri IV (89)
01 43 26 38 87 - réservation recommandée
Ouvert tous les soirs

lundi 7 mars 2005

Quand l'Europe envoie chier la démocratie

Aujourd'hui, en dépit de l'opposition majoritaire, pour ne pas dire unanime, du Parlement Européen (seule institution européenne élue démocratiquement), la Commission a tout de même soumis son texte de loi sur les brevets logiciels au Conseil, lequel l'a approuvé, et cela à l'encontre de son propre règlement intérieur.

Il faut bien comprendre que toute cette histoire regorge de vices de procédures, magouilles et autres règles institutionnelles bafouées. Puisqu'on vous dit que le Conseil et la Commission sont dans la poche des lobbies industriels...

En vertu de quoi, le simple fait de publier ce billet, grâce à l'outil libre DotClear, via le navigateur libre Mozilla Firefox, fait de moi un "criminel" car je viole ainsi une bonne trentaine de brevets logiciels...

Jour sombre pour l'avenir des technologies en Europe, pour l'économie européenne, et surtout pour la démocratie en Europe.

vendredi 4 mars 2005

Ce que l'avenir vous promet, la Poste vous l'extorque

Ce qu'il y a de bien quand on est un monopole national, c'est qu'on peut, chaque année, baisser la qualité de service et augmenter les tarifs.

Loin de moi l'idée de taper sur les facteurs ou les guichetiers, qui sont mal payés, souvent surexploités, voire dégraissés grâce aux merveilles de l'outsourcing, comme c'est le cas pour les tournées de mon bureau actuel, désormais gérées par des incompétents notoires à Aubervilliers. Les pauvres guichetières se font incendier vingt fois par jour par les clients mécontents.

Je tape sur l'entreprise ici, la Poste, les ronds de cuir dans le haut de l'échelle qui pressent leurs employés et leurs clients comme des citrons.

Je devais envoyer aujourd'hui les documents pour finaliser mon dossier de location. Le propriétaire habite à Plaisir, qui est à environ 12km du centre de tri de Paris 10e, point Poste le plus proche de l'INSIA.

Je vais donc à ce centre, et je pose mon enveloppe de 141g devant le guichetier, en lui demandant si, au tarif lettre (1,98 €, 8 cents plus cher depuis le 01/03/2005), ça sera à Plaisir demain. Eh bien non, il ne peut pas me le garantir. Si je veux une certitude, je dois passer par Chronopost 24h, et sans accusé de réception ça ne me coûtera "que" 10,41 €, soit plus de 5 fois le prix du tarif lettre.

Je me résigne, et c'est là que l'ordinateur explique au guichetier que, si l'option est toujours dans les menus, le service a été remplacé récemment, et que le Chronopost Classic domestique, qui coûte autant que l'international, serait dans mon cas à 23,90 €, soit 12 (douze) fois le prix de l'envoi lettre.

J'ai envoyé en lettre, et si mon propriétaire ne l'a pas demain, je ne serais même pas étonné, juste exaspéré.

jeudi 3 mars 2005

Joe Allen

Joe Allen est une chaîne de restaurants avec un lieu à New York, Miami Beach, Londres, Ogunquit (Maine) et... Paris.

Il s'agit de restos américains concentrés sur des spécialités locales US, très loin de la boustifaille forcenée et très malbouffe d'enseignes comme T.G.I. Friday's. Dans leur resto parisien, à deux pas du métro Etienne Marcel et du Zango (voir critique), l'ambiance est tamisée, les murs en brique sont constellés d'affiches et de photos issus de l'univers du Jazz et des comédies musicales. L'été, la terrasse est sympathique aussi. Les serveurs et serveuses sont sympa, la carte est très chouette, y compris les cocktails et les vins.

Le Joe Allen, il faut tester. Ça réconcilie avec la notion de cuisine U.S.

Une large panoplie de cocktails permet de boire un verre tandis qu'on découvre la carte, laquelle est actualisée tous les jours, et bilingue. Deux formules permettent de s'en sortir à peu de frais (autour de 20€, si je me souviens bien). Toutefois, la carte reste raisonnable, et regorge de propositions alléchantes.

En entrée, j'ai un gros faible pour les ailerons de poulet frits, sauce bleu d'Auvergne (que quelqu'un ranime manu !) et les quesadillas de fromage aux jalapenos. On m'a dit que leurs antipasti et l'aubergine farcie sont top aussi.

En plat, je suis un accroc fini à leur blanc de poulet farci au chèvre, salades d'épinards frais. Mais la carte propose de nombreux plats constrastés, avec des frites de patates douces, des bagels, pas mal de plats de pasta, et de belles pièces de viande (T-Bone, etc.), ainsi qu'une large gamme de salades (césar, du Chef (très bien celle-ci !), tout légumes, poulet...).

Enfin, côté desserts, on trouve là aussi de tout. Jusqu'à récemment, j'optais en général pour le cheesecake et son coulis, le crumble à la mode ou encore le brownie. Mais depuis la dernière fois, tout ça est fini : je suis tombé amoureux de leur gâteau à la noisette et à l'orange, qui est un pur délice, mais alors, une merveille...

La carte des vins est assez riche, avec de nombreux vins du monde, en provenance notamment de Californie, du Chili, d'Australie (ex. Shiraz) et d'Afrique du Sud (Pinotage, un favori personnel). Beaucoup sont disponibles au verre, en quart ou en demi-bouteille.

Notez aussi que le site officiel, qui centralise les différents lieux, présente une carte très obsolete, hélas. Il n'y à qu'à voir : elle est encore en francs ! N'hésitez pas à passer pour en demander une, sous un prétexte quelconque, histoire de vous faire une idée. Aller boire un verre au bar est une solution idéale...


Joe Allen Restaurant, Paris
30 rue Pierre Lescot 75001 Paris - www.joeallenrestaurant.com
M° Etienne Marcel (3), bus Turbigo Etienne Marcel (29)
01 42 36 70 13 - réservation recommandée le week-end
Ouvert tous les jours de 12h à 1h du matin.

Les voitures, c'est mal !

Derrière ce titre, volontairement provocateur, se cache mon énervement quotidien sur les voitures en milieu urbain, et plus précisément dans les grandes métropoles, qui bénéficient pourtant d'un réseau de transports en commun très développé.

Tous les Parisiens piétons (ou essentiellement piétons) vous le diront : à Paris, la circulation est une horreur, et les automobilistes varient du zen rarissime à l'énervé de service, beaucoup plus courant, qui passe sa vie vautré sur son klaxon, joue les gagne-petit à chaque carrefour, bloquant les passages cloutés et même, bien trop souvent, le passage de la voie qui croise la sienne. Bref, le hooligan du volant.

Et pendant tout ce temps, ces innombrables voitures à l'arrêt ou cantonnées à une allure plafonnant à quelque 10 km/h, polluent encore infiniment plus que lorsqu'elles filent à 130 (pour ne pas dire 150, 200...) sur l'autoroute.

Pour ajouter l'insulte à la douleur, on voit de plus en plus de SUV, ces énormes tanks ou 4x4 que n'achètent que les gens si superficiels que leur bagnole est une extension de leur ego ou une compensation de leurs complexes (ou les deux), et ce en ville, où le besoin rationnel pour de tels véhicules est absolument nul. En revanche, ces véhicules consomment beaucoup plus (rappelons qu'on a à peine dix ans avant d'épuiser l'essentiel des ressources pétrolières) et polluent beaucoup plus.

Alors, il ne faudra pas s'étonner que j'apprécie de trouver des sites comme le blog anti-voitures, qui semble fournir bien plus d'infos documentées que de propagande sans fondement, et va dans le bon sens, je trouve.

Prenez donc une dizaine de minutes pour lire les derniers articles, plutôt que de faire défiler rapidement la page en affectant un air blasé, ou en ne vous sentant pas concernés sous prétexte que vous ne conduisez pas, en tout cas pas en ville. Cela fournira toujours des arguments pour en parler, et croyez-moi, d'ici quelques années, ça va devenir un sujet de conversation courant, si on continue comme ça.