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mercredi 14 janvier 2009

8 jours au Cap Vert

(Version racontable sur Internet)

Le départ

Partis pile à l'heure de chez nous, et chance raisonnable sur les transports : nous voilà à Orly Ouest avec 20 minutes d'avance. On enregistre nos bagages au comptoir de la TAP, et on part à la recherche d'une option de déjeuner potable. Après avoir sillonné le terminal, on finit par opter pour le Paul du niveau départs.

Il reste bien 1h30 à faire passer. On passe en zone d'embarquement, et Élodie se lamente de ne pas y voir plus de magasins Duty Free à explorer. Café chez Illy, tentative désastreuse de ma part de rejouer à un jeu de bagnoles après plus d'une décennie d'abstention… Finalement, on nous appelle pour embarquer porte 10P, à destination de Lisbonne où nous ferons un escale un poil longue (3h30). L'avion est un A321 tout neuf, il y a pas mal de places libres, et le vol ne durera de toutes façons que 1h50.

Vol sans histoire (Élodie est même au bord du sommeil, un exploit), mais l'atterrissage sur Lisbonne est impresionnant, tant on rase de près la ville et ses immeubles. L'aéroport n'est séparé de la ville proprement dite que par une sorte de périphérique, et on a vraiment l'impression de toucher les antennes sur les toits !

À Lisbonne, pour le coup, faire passer l'escale n'est pas un gros problème ; les bagages se transfèrent tout seuls, et nous avons tout loisir d'explorer la vaste zone Duty Free (c'est Élodie qui est contente !). Il y a même une sorte de supermarché là-dedans, vaste et diversifié, avec une véritable cave à cigares.

Depuis midi, Élodie a une envie de McDo. Au détour d'une zone de snacks, on tombe sur le M doré salvateur, dont la succursale n'accepte toutefois que les cartes bancaires portugaises. Pour une zone internationale dans un aéroport, c'est un peu sidérant.

On termine l'escale assis dans le salon d'attente de notre porte d'embarquement (à noter que toutes les portes semblent avoir leur salon propre, avec toilettes… mais sans poubelles). On embarque à l'heure, et c'est parti pour environ 4h de vol entourés d'une foule d'Européens aux langues gutturales (Allemands, Néerlandais, Suédois, Finlandais…). L'avion est plutôt plein, au point que lorsqu'Élodie aura besoin d'étendre ses jambes, il lui faudra changer de rangée.

Jeudi 11, premier jour

Il est environ 1h du matin au Cap Vert (3h à Paris) lorsque nous atterrissons à Sal. Il doit faire quelque 22°C dehors avec une petite brise ; nos manteaux nous semblent tout de suite incongrus. Petite marche sur le tarmac jusqu'à l'aéroport, et on se félicite d'avoir déjà nos visas sur nos passeports, ce qui ne semble pas être le cas de la majorité des arrivants, regroupés dans une longue file plutôt lente, tous avec un billet de 50€ au poing…

Nous retrouvons la déléguée chargée de notre transfert, et finissons dans un petit van avec 5 autres français, en route vers les clubs hôtels Riu de Santa Maria, à travers de longues étendues de sable parsemées ça et là d'un rond-point de ralentissement, d'une mine à ciel ouvert, de quelques hameaux.

En se rapprochant de l'hôtel, on voit nombre de chantiers en cours et de grues, et outre les craintes à long terme pour l'environnement et l'énergie, on se demande si on est logés si près de tout ça qu'on va être pourris par le bruit… mais non.

L'hôtel a de la gueule, le hall est immense, tout à l'air assez neuf et le personnel a suffisamment de notions de français pour nous faciliter la vie. On récupère nos clefs, des bouteilles d'eau, et on marche vers la chambre, située à l'autre bout du complexe, juste à côté de l'accès plage, de l'espace bien-être et de la piscine.

La chambre est très bien… si ce n'est qu'on nous a mis sur deux lits côte-à-côte au lieu d'un grand lit double. Pour ce soir, ça ira, mais on demandera à changer tout à l'heure. Une petite douche et hop ! Au lit ! On est un peu crevés par le voyage, qui a démarré 13 heures plus tôt.

Réveil vers 9h, on va prendre un petit déjeuner au principal restaurant (il y en a plus d'une demi-douzaine) du complexe. Bonne surprise : buffets immenses et variés. On se goinfre :-)

On demande ensuite à changer de chambre ; il nous faudra repasser vers 13h, une fois les départs de la journée effectués. Attente infructueuse dans le hall du type de l'agence, censé venir à 11h pour nous parler des possibilités d'excursions et d'animations, qu'on ne voit pas au final. Bon, on fait le tour du complexe avec ses bars, ses restaurants, son centre bien-être, ses piscines, son mini-club et la plage juste à côté, puis on rentre à la chambre, et les faibles quantités de sommeil des semaines passées semblent décider à réclamer remboursement, avec intérêts : dodo jusqu'à 13h !

Après le déjeuner (là aussi, plutôt agréablement surpris), on récupère les clefs de notre nouvelle chambre, plus éloignée de la plage, de la piscine et du centre bien-être, mais plus proche du complexe principal. Et surtout, avec un grand lit double. On fait le transfert (p'tain mais qu'elles pèsent lourd ces valises !) et on rend les anciennes clés.

Bon, c'est pas tout ça, mais on est en vacances au Cap Vert, il serait temps d'aller voir ce que donne la plage en vrai. Hop, on récupère des serviettes de plage avec les cartes prévues à cet effet, et on va à la plage (anecdote : en quittant le complexe, tout le monde laisse ses sandales et autres grolles sur le bord, par exemple sur un escarpement du mur, sans casiers ni gardiens… apparemment, pas de vol du tout, c'est cocasse et pratique).

Il est environ 16h, il fait super beau, la mer déploie une palette de couleurs caribéenne, il n'y a pas trop de monde (aucun mal à trouver des transats, qui ont la bonne idée d'être en toile souple sur une ossature PVC, plutôt que 100% ridiges), des animations, un club de plongée (hélas, prix prohibitifs)… On se fout à la flotte, qui est certes un poil fraîche (bon, autour de 22°C quand même…) et là, c'est la super surprise : même au bord de la plage, avec à peine un mètre de fond, tu nages au milieu de petits bancs de poissons ! On avait apportés un masque et des lunettes de plongée, alors on en profite en passant du temps sous l'eau. Juste génial !

On finit par sortir de l'eau et glander au soleil, avachis sur les transats, à bouquiner après avoir regardé l'initiation à la Capoeira. Au bout de peut-etre deux heures, la nuit tombant, on plie les gaules et, avec un détour par l'espace réservé par une association de préservation des tortues où un ranger expliquait leurs activités et proposait des "adoptions" de futurs nouvaux-nés aux touristes, on finit par rentrer à l'hôtel.

Glande classique de vacances : après un déssalage, Élodie zappe à tout va sur la télé tandis que je bouquine.

On va dîner avec un détour par un des multiples bars pour un petit cocktail ('faudrait pas non plus trop abuser du All Inclusive), en réservant au passage pour deux des quatres restaurants thématiques du complexe (le Cap-Verdien et l'africain). On rentre à la chambre et là, décidément, la loutritude est au rendez-vous : après un peu plus de glande classique, Élodie s'endort et je la rejoins… C'est sans doute un peu consternant, parce qu'il n'est que 21h ! On se réveillera vers minuit et demie, juste le temps de se mettre plus à l'aise.

Vendredi 12

Petit-déjeuner vers 9h30. Le temps n'est pas complètement au rendez-vous aujourd'hui : ciel nuageux certes pas menaçant mais blanc quand même (après le bleu fantastique d'hier), et pas mal de vent. Il ne fait pas froid, mais ça ne donne pas envie d'aller tout de suite à la plage ou à la piscine… Du coup, scéance de glande pour commencer (bin oui, c'est ça les vacances au soleil, des fois on voit à peine la différence avec une cure de sommeil).

Après ça, on est quand même allés à la piscine, malgré un vent prononcé… Une fois dans l'eau, ça va. Et l'avantage du temps (et de l'heure), c'est qu'on avait plein de transats libres. Tentative de lecture, mais le vent est alors si prononcé que ça pèle un peu : on repasse vite fait à la chambre se doucher et enfiler des T-shirts, et vers 15h on va tester un autre "restaurant" du complexe, le Santa Maria, au bout de la zone de piscine et au bord du complexe, face à la mer.

C'est d'habitude l'espace snack et ça se voit, avec des mets simples en plus d'un buffet un tantinet réduit (hamburgers, hot-dogs, pizzas, croque-monsieurs par ailleurs délicieux). On aime bien l'endroit, on y retournera sans doute souvent le "midi" (oui parce qu'en vacances, "midi" est une notion assez relative…). Toujours côté découverte, on a fait ensuite le tour détaillé du complexe, côté Funana comme côté Garopa, ce qui nous a permis de remarquer que l'ambiance déco est bien différente de l'un à l'autre, en dépit d'une symétrie de construction quasi-parfaite.

Passage dans le hall pour fouiller à la recherche de docs en français sur les excursions, vu qu'on n'a toujours pas trouvé le représentant de notre agence (Morabitur / Sol Tropico) ! On finit par en trouver, et on aimerait bien réserver pour le tour de l'île. Mais faute d'agent, ça va être difficile… On a repéré que pour notre agence, en théorie, y'a briefing le samedi à 11h dans le hall de réception du Funana : peut-être une piste ?

Rien de spécial le reste de la journée.

Samedi 13

Lever vers 9h comme tous les matins. Le temps ne semble pas s'être amélioré : ciel nuageux et vent insistant, même s'il ne fait pas froid pour autant. On enfile directement nos maillots de bain en prévision d'un passage à la piscine en fin de matinée.

Petit déj', et on se pointe à 10h50 dans le hall. Les minutes passent, et toujours personne… Vers 11h10, on demande à la réception s'ils savent quelque chose. Après quelques coups de fil, nous apprenons avec stupeur que le briefing a en fait lieu à l'autre bout des bâtiments principaux, au café/théâtre Barracuda ! On se hâte mais pour rien : on tombe au milieu d'un long briefing… en portugais. Mais le type de Morabitur est bien là ! On attend patiemment la fin, puis on va le trouver et il nous explique qu'il est bien là tous les jours, matin et soir, mais dans le hall du Garopa ! Sympa !

On apprend que notre tour de l'île convoité aura lieu en mode "journée complète" lundi, et en mode demi-journée mardi. Vu qu'on a pas de thunes sur nous, on convient de le retrouver le soir pour prendre deux places pour lundi.

Il fait un poil frais avec le vent, mais on tente quand même la piscine. Cette fois, pas autant de chance que la veille avec les transats : c'est blindé. On pose le sac au pied d'un parasol et on va dans l'eau, qui est clairement un peu plus fraîche cette fois-ci, même si on y trouve davantage de monde, sans doute parce qu'il est un peu plus tôt. On nage un moment puis on sort pour aller déjeuner au Santa Maria, mais le T-shirt est obligatoire et, comme des nouilles, on les a laissés à la chambre.

Passage par la chambre donc, douche, rhabillage, et hop on va manger ! L'endroit est décidément sympathique ; Élodie teste et approuve fermement le croque-monsieur que j'avais goûté la veille.

On décide d'aller voir Santa Maria, la ville toute proche. Un petit coup de taxi (qui fait des pointes à 30 km/h sur les routes pavées, no stress décidément) et on arrive dans le centre (la ville est toutefois assez petite). On n'a pas fait 10 mètres qu'on se fait aborder par un type qui commence à nous souhaiter la bienvenue, à nous raconter quelques anecdotes sur la ville, puis évidemment à nous parler du "grand marché de Santa Maria" où il travaille, et où on devrait sérieusement faire un tour. Il finit par entrer dans une boutique et on continue, bien contents, pour aller jeter un œil à quelques quartiers plus "résidentiels touristiques" en bord de mer. Lorsqu'on en ressort, voilà le même type qui nous attendait tranquillement, et reprend son rabattage.

Le mercado principal ressemble à s'y méprendre à un mini-bidonville entre quatre murets de béton, avec ses parois et toits en carton rabiboché. Son échoppe est tout au fond à gauche, deux femmes sont assises devant, l'une ne fait rien à ce moment-là, l'autre passe des coups de cirage noir sur du bois plus clair pour lui donner l'aspect de l'ébène (plus cher que le teck, évidemment). Alors qu'une masse de touristes italiens venait de sortir de l'endroit, il paraît que nous sommes les premiers clients de la journée. Offre traditionnelle de petits bibelots (deux colliers basiques) pour nous mettre en confiance afin qu'on achète plusieurs articles ("si tu achètes deux ou trois c'est plus moins cher qu'un seul"), d'autant que "ici c'est la fabrique, c'est plus moins cher que l'hôtel, c'est le travail du papa et nous on vend". Ah, d'accord.

Il nous fait l'article pendant bien dix minutes, des œufs d'Awale au "Penseur de Rodin" ("symbole du Cap Vert") au Huit au Secret des Trois Singes™, en passant par les tortues ("symbole du Cap Vert"), les danseuses, les tableaux, les colliers… Élodie est fan des œufs d'Awale, on se propose d'en prendre, ainsi qu'un collier et peut-être une tortue pour offrir. On passe dans le "bureau à l'Africaine" (sic) derrière l'étalage pour parler du prix. Vu qu'il paraît que les Cap-Verdiens ne sont pas marchandeurs, on sait qu'on va devoir couper court rapidement. Il commence par nous dire que tout ça coûterait 60€ à l'hôtel, ce qui est plutôt vrai. Puis il nous propose 45€, là où je m'attendais plutôt à 30€. Encore beaucoup trop cher, juste pas possible. Élodie prend la main pour expliquer qu'on a que 3500 escudos (le taux de conversion local semblait être passé de 110 à 100, pour le coup), et il n'a pas l'air content. En voyant 4500, j'avais déjà décidé de laisser tomber la tortue, ce qu'on a fait ; il voulait 4000, mais devant notre insistance qu'on n'avait rien de plus, et le sous-entendu qu'on était susceptibles de repasser, il a évidemment fini par lâcher pour 3500, ce qui est déjà cher payé à mon avis.

Évidemment, le temps de sortir du mercado principal, plusieurs autres marchands, qui n'ont rien perdu de cette discussion, nous haranguent néanmoins. Même chose ensuite dans les rues ("j'ai de belles montres Channel, Gucci, j'ai des belles choses pour se faire plaisir !"), bien entendu. Ça rend pénible la visite, si tant est qu'il y ait quelque chose à voir ; l'aspect me rappelle le sud de la Sicile : plus de la moitié de la surface est prise par du terrain vague, de l'immeuble à moitié construit et à l'abandon, avec les tiges de métal rouillé qui sortent du béton partout, des déchets absolument partout… Le paysage habituel d'une zone assez récemment urbanisée et au développement difficile voire bloqué.

On finit par sauter dans un taxi (toujours aucun compteur, évidemment) pour revenir à l'hôtel. Celui-ci se prend pour Fangio : on atteint brièvement 50 km/h. Toujours 300 escudos la course. Si le paysage entre l'hôtel et le centre n'était pas si sinistre, on le ferait à pied…

On s'arrête dans une boutique du hall pour acheter des cartes postales. Surprise : c'est au moins aussi cher que la moyenne française, avec 0,90€ la carte et 0,55€ l'affranchissement. Scéance de cartes en masse (17 !), avec un des chats de l'hôtel qui vient câliner Élodie puis se faire les griffes sur mon ventre (p'tain !)… Depuis je l'appelle Griffe-Bidon, celui-là (pas encore fait plus ample connaissance avec les deux autres, mais si c'est le même tempérament, je passe).

Enfin, on essaie d'aller retirer de l'argent à l'unique distributeur de l'hôtel afin de réserver notre excursion du lundi, mais la machine n'a semble-t-il plus de connexion modem : après m'avoir demandé mon code puis permis de choisir un montant, il gèle un bon moment et fini par me dire que "pour des raisons techniques, votre demande ne peut pas être attendue" (traduction pourrie de "attended"). Merde. On croise Manu, l'agent Morabitur, et on lui explique le souci. On espère que ça remarchera le lendemain.

À peine le temps de rentrer à la chambre se changer qu'il est l'heure de notre réservation au restaurant de spécialités Cap-Verdiennes. Au final, le cadre est plus petit et décoré différemment que dans les restaurants "génériques", et le buffet chaud a en effet des plats spécifiques (filet-mignon mariné, seiche, ragoût de poulpe, poisson "du pays" frit, cachupa, steak de thon à l'ail et au citron, beignets de petites bananes…), mais sinon c'est un peu du même tonneau. On essaie leur vin rouge et on s'en repent. Quelques bons plats cependant.

Dimanche 14

Lever à l'heure habituelle, et passage par le distributeur du hall avant le petit-déjeuner. Quelqu'un a apparemment rebooté la machine, mais celle-ci est complètement coincée en phase d'initialisation. Je suis certain que c'est le modem. On verra plus tard que des boutiques ont également des soucis avec leurs TPE Visa, si ça se trouve c'est tout le lot de câbles des TPE qui s'est fait marcher dessus quelque part… On a rassemblé tout notre liquide disponible (majoritairement en Euros, plus une poignée d'Escudos) dans l'espoir que Manu acceptera le paiement en deux monnaies (et celui qu'on pourra retirer plus tard).

En arrivant au petit-déjeuner, on nous offre des coupes de champagne. Pourquoi, aucune idée. Marque inconnue, sans doute locale, et lorsqu'Élodie y goûte, sa mine me dissuade d'essayer. Pas grave, on se venge sur les pancakes, le pain grillé (Élodie adore leur pain de mie et s'éclate avec la machine à toaster et son tapis roulant…) et les céréales.

On va finalement voir Manu dans le hall du Garopa (décidément, c'est plus simple quand on sait que par "Funana", ils veulent dire "Garopa") et on lui expose le problème. La conversion doit nous amener à 100 Escudos manquants (même pas un Euro), mais Manu prend la réservation quand même. Ouf ! Il ne nous reste plus qu'à espérer qu'on trouvera un distributeur en état de marche pendant les haltes dans les villes, parce que là on se sent un peu tout nus…

Bravant le vent qui forcit, nous allons à la plage. Là-bas, tout le monde s'est construit des ramparts de fortune avec des transats libres… On se pose quelque part, et on tente la mer malgré l'ambiance un peu fraîche. En fait l'eau est plutôt bonne, et le vent gonfle les vagues, qui sont déjà impressionnantes en temps normal. D'ailleurs, ils ont sorti le drapeau rouge. Rester planté bien droit à la zone où les déferlantes croisent le puissant reflux est pratiquement impossible, mais c'est bien fun.

Bonne glande sous un demi-soleil ensuite, plongé dans nos bouquins respectifs, avec quelques mètres devant nous deux jeunes anglaises qui papotent avec un Cap-Verdien, l'une avec les seins nus sans complexe. Soit le type est blasé, soit il dissimule bien.

Retour, douche, déjeuner au Santa Maria, où on a établi nos "quartiers de midi", parce que ça nous convient mieux que le principal restaurant à cette heure de la journée, et puis la vue est plus sympa. Le reste de l'après-midi se passe tranquillement, et on se retrouve à 19h au restaurant censé être à thème africain ; rien d'éblouissant dans la nourriture proposée, en revanche ça semble être le lieu préféré des chats de l'hôtel, qui se font grassement nourrir par les convives (mais gardent inexplicablement la ligne, de quoi être jaloux !).

Petit verre au Barracuda Café-théâtre, où les musiciens se préparent pour un show prévu près d'une heure et demie plus tard. Je prends une caipirinha, l'un des rares cocktails préparés de façon potable par les bars all inclusive. Pas envie de poireauter jusqu'au spectacle, surtout avec le vent qui n'a pas faibli. On rentre.

Lundi 15

Une fois n'est pas coutûme, réveil explicite, à 7h45 qui plus est, pour être sûrs d'être à pied d'œuvre à 8h50 pour le départ en excursion. Le distributeur dans le hall est toujours H.S. On part vers 9h05, et nous sommes les seuls français sur une bonne vingtaine de personnes : les autres sont tous portugais. Le guide nous fait toujours une traduction complémentaire.

On passe d'abord à Espargos, la "capitale de l'île" qui est grosso modo en plein centre (l'île de Sal fait à peu près 60km de haut par 12km de large, soit six Paris intramuros les uns sous les autres). Petit arrêt et balade rapide à travers les principaux endroits, plus le passage obligé par une boutique pour touristes. On s'aperçevra que de façon générale, on nous amènera dans des boutiques plutôt clean, où les tarifs sont affichés et pas exagérés, même à Santa Maria en fin de journée.

On part ensuite pour Palmeira, pointe ouest, principal port de l'île, notamment de pêche), qui est aussi la ville la moins chère pour les souvenirs. Arrêt incongru à l'école primaire, on peut même entrer dans les classes, mais Élodie et moi nous abstenons, ça nous semble un poil voyeur. Un peu plus loin, on se mord les doigts de n'avoir pas fait de crochet à Estragos pour retirer à la banque devant laquelle on est passés, car les tarifs de la petite boutique "No stress" (slogan du Cap Vert) sont vraiment attractifs (genre le tiers de ceux qu'on a eus au mercado principal de Santa Maria samedi…).

Près de seize kilomètres d'une piste extrêmement caillouteuse pour rejoindre Buracora, un endroit de la côte où le basalte est à nu, le paysage déchiqueté, et ou une anse basaltique a créé une sorte de piscine naturelle, jouxtée par un "œil" célèbre, un trou de 20 mètres de profondeur rempli d'eau de mer dans lequel, lorsque la saison est bonne et que le zénith du soleil correspond, on peut voir jusqu'au fond et se rendre compte qu'ici, l'eau est pure et totalement non polluée. Élodie adore le paysage et se baigne dans la piscine naturelle (assez frisquette semble-t-il) ; quand à l'"œil", à cette époque de l'année et à ce moment de la journée, on ne perçoit guère que la surface de l'eau à l'intérieur. Juste à côté, à cet endroit au beau milieu de nulle part, quatre ou cinq vendeurs à la sauvette sénégalais sont installés pour vendre les bibelots habituels aux touristes qui défilent pratiquement toute la journée (certains poussant le luxe jusqu'à venir en taxi).

En passant par la "bonne terre" (endroit désormais vert et cultivé de l'île, où ils font pousser du maïs et des haricots avec à peine un mois de pluie par an) puis le Nord-Est d'Estragos, qui est sa partie la plus pauvre et remplie de chantiers de construction plus ou moins actifs, on file à la pointe Est et la célèbre saline de Pedra Lume, ville où vit notre guide. Longtemps propriété de la célèbre société Les Salins du Midi, elle appartient désormais à un groupe italien, qui a acquis de nombreux terrains sur l'île, et met en place un centre de thalassothérapie à cet endroit. L'entrée est payante (3,50€) et inclut un passage par la douche, car après s'être baigné dans les deux bassins de dessalement, c'est incontournable. Cette dépense supplémentaire n'avait pas été mentionnée par l'agence, et on n'a pas une thune sur nous à ce moment-là ; un portugais propose de nous avancer ça sans souci (il parle français, il est même né en France dis donc…), on accepte. Le premier bassin qu'on teste a un taux de sel 26 fois supérieur à celui de la mer ; il est rosatre, et il faut absolument y aller en tongues ou équivalent, parce que le sol blindé de cristaux de sel déchire les pieds nus (ce que Manu de l'agence a négligé de nous signaler, on s'est donc faits avoir). On y flotte, comme dans la Mer morte… Le second est très chaud dans le fond (chaleur volcanique, on est au fond d'un cratère après tout), et contient 16 fois plus de sel que la mer extérieure. Il est rempli depuis cette dernière par simple capillarité de la roche.

L'arrêt suivant, dans une résidence touristique apparemment pas encore complètement ouverte, est pour déjeuner. Évidemment, cachupa au menu, plus des pâtes, une boisson, le dessert (p'tain il avait l'air de rien mais il était bon leur entremet ! Faudra que je teste celui de l'hôtel…) et le café (ouaaaaiiis, des vrais espressos, ça nous manquait !).

Dernière étape : Santa Maria. On commence par sillonner dans le mini-bus, ce qui nous donne l'occasion de voir des tas de coins qu'on n'avait pas même aperçus samedi. Arrêt près de la rue principale, juste à côté d'une boutique de souvenirs pas mal du tout (tarifs affichés, Visa acceptée à l'ancienne : appel vocal au centre Cap-Verdien Visa pour obtenir un numéro d'autorisation, "repassage" de la carte sur un bon de débit, et tout…) où on achète donc quelques colliers. À la deuxième tentative, on tombe sur une banque avec un distributeur qui fonctionne, et on retire de quoi être tranquilles, y compris pour l'éventuel achat d'un CD de photos prises durant la journée et l'extension de la location de la chambre sur la dernière demi-journée. Ouf, on se sent mieux ! Un passage sur le ponton de Santa Maria, près du port de pêcheurs, point de départ des excursions maritimes ("Découvrez les dauphins avec Gérard (dans le Petit Fûté) !") et bel endroit pour quelques photos, puis retour à l'hôtel.

Ça repose de ne plus avoir le petit Simon ("Simoã" ?) qui braille et galope tout le temps, ainsi que le guide qui compense l'absence de micro par une voix de stentor :-) Passage de crème après avoir constaté, horrifié, à quel point mon front était écarlate, et glande bien méritée en attendant le dîner. On mange, on boit un verre, et on rentre.

Mardi 16

Gros jour de glandouille, pas grand chose à raconter. Matinée au frais dans la chambre, entre deux passages de crème tant mon front et les bras d'Élodie sont rouges. Pas envie de nager le matin (trop froid…?), pas envie de s'exposer vers midi (trop risqué…?), du coup on déjeune et, après une petite pause histoire d'éviter des soucis digestion/nage, on passe un nouveau coup de crème et on va à la plage.

Il fait un peu venteux (t'façons y'a tout le temps du vent ici) mais assez beau. On pose nos affaires sur deux transats abrités par un troisième, et on va à la flotte, qui est plutôt bonne. Hélas, entre le vent et la force de la houle (drapeau rouge toujours), on n'y voit goutte sous l'eau, et c'est bien dommage, même si elle conserve, dans l'ensemble, sa palette de couleurs si agréable. À un moment, près de la ligne de marée, je me prends une bonne poussée dans le dos d'une déferlante, et mon masque de plongée se détache : impossible de le retrouver, entre le reflux puissant près du sol et l'eau complètement troublée.

On bouquine au soleil pendant la leçon de capoeira, et on rentre vers 17h30 alors que le ciel s'assombrit un peu. Rituel habituel : douche, zapping et bouquinage en attendant 18h30, heure de notre rendez-vous avec le photographe de la veille pour voir si son CD personnalisé nous intéresse (et c'est le cas, c'est pourquoi il y a pas mal de photos de nous sur l'album Flickr !).

Dîner, et préparation des bagages, même si on devrait pouvoir obtenir une extension de 7h (donc jusqu'à 18h) demain. On n'est jamais trop prudents…

Mercredi 17

Avant de prendre le petit-déjeuner, on paie 30€ une extension de la chambre jusqu'à 18h (normalement, on la rend à 11h). Bon, l'info n'a pas super bien circulé mais après avoir clarifié ça vers 11h15 au téléphone, on était bons.

Histoire de profiter de la dernière journée, on embraie sur la piscine le matin ; l'eau est super bonne, meilleure que toutes les fois précédentes, en dépit d'un vent prononcé et d'un soleil timide derrière les nuages. Glande sur les transats après ça, puis déjeuner au Santa Maria, et une petite heure pour digérer tranquillement avant d'aller à la plage une dernière fois. Il vente pas mal, et on finit par ne pas se baigner, mais juste bouquiner vautrés comme des loutres sur des transats, avec le soleil qui tantôt se cache tantôt nous dore la pilule.

Retour à la chambre dans les temps pour rendre les serviettes, mais ils n'ont plus les cartes témoins à nous filer, donc on les rendra direct à la réception pendant le check-out. On se douche, et c'est le rituel habituel des départs : on finit de faire les bagages, on revérifie tous les coins de tiroirs, on vide le coffre-fort de la chambre, on peste devant le poids des valises, et direction la réception.

Là, agréable surprise : ils ne nous retirent pas les bracelets all-inclusive ! Youpi, on va pouvoir dîner à l'hôtel gratuitement, ce qui est plutôt pas mal vu qu'on ne part qu'à 23h vers l'aéroport, que ce dernier ne semblait pas avoir de restauration sur place, et que le vol, prévu pour 1h50 du matin (pfff…), n'a apparemment qu'une collation prévue à bord, ce qui ferait léger. Et se contenter de biscuits Barquette™ et Figolu™, bof.

On termine donc notre séjour ou Club Hotel Riu Funana1 par un verre dans l'un des bars (encore une Caipirinha, décidemment y'a que ça qu'ils font décemment) et un dîner tranquille au Ponto Preta.

fn1. Tiens, ce serait marrant qu'avec la popularité de ce blog, ce billet remonte haut dans les recherches Google futures pour le nom de l'hôtel :-)

Sal, Cap Vert : les trucs à savoir

Quelques erreurs à éviter et procédures à optimiser…

  • Restez en Euros : pas la peine de se galérer à changer des ECV (Escudos du Cap Vert) : tout le monde accepte les Euros, jusqu'au dernier vendeur à la sauvette. Les prix sont d'ailleurs indiqués le plus souvent en Euros.
  • Retirez vos Euros avant de partir. Les distributeurs de billets ne marchent pas toujours, leur infrastructure telecom étant fragile. Le mieux reste de retirer un bon paquet d'Euros en liquide avant de partir, et de ne pas se galérer à changer une fois sur place.
  • Obtenez votre visa à l'avance, en direct auprès du consulat.* Le seul moyen valable d'obtenir son visa est de l'obtenir en direct auprès d'un consulat dans votre pays__, et de le faire apposer sur votre passeport avant de partir. En effet, les deux autres moyens sont : laisser l'agence vous l'obtenir pour le retirer sur place, ou le payer sur place. Le problème, c'est que l'agence vous le fournit alors probablement après la douane, et que ces derniers vous l'auront donc fait payer une deuxième fois (cas constaté pour plusieurs passagers de notre vol). En plus, c'est significativement plus cher (notamment si vous pouviez bénéficier du visa familial auprès du consulat, très avantageux).
  • Salines : des sandales et de quoi payer le ticket. Si vous projetez d'aller visiter une saline (notamment celle de Pedra Lume), emmenez des chaussures qui vont dans l'eau (tongs, sandales…), sinon vous allez vous déchirer les pieds. L'accès est parfois payant (3,50€ à celle de Pedra Lume, a priori non compris dans les prix des excursions, renseignez-vous).
  • Il y a beaucoup de vent. Tout le temps, même par très beau temps, en particulier sur Sal. Du coup, on sent encore moins la morsure du soleil : faites attention à bien respecter les règles habituelles du bronzage sain.
  • Santa Maria : si on t'aborde, on te rabat. Pas forcément gênant, mais autant savoir à quel jeu vous jouez. Les Cap-Verdiens sont conviviaux, mais si vous vous faites aborder à peine descendus du taxi, sachez qu'après la bienvenue et les présentations, vous allez vite vous faire fortement suggérer de visiter "pour le plaisir des yeux" le marché/commerce/truc où votre interlocuteur travaille. Avéré plein de fois en seulement deux visites :-)
  • On peut parfaitement aller à pied du Riu à Santa Maria. Environ 15 minutes à marche normale. Maintenant, si vous voulez filer 6€ A/R à un taxi, ça marche aussi, évidemment, mais moi être à 20 km/h sans raison particulière, ça me donne trop l'impression de me faire flouer.

mercredi 22 novembre 2006

Java en GPL

Je me réveille 9 jours après la bataille, mais depuis le 13/11, Java est disponible en GPL (dotée de la Classpath Exception de GNU, qui limite l'effet viral, ce qui est un aspect critique). Quant à l'univers Java EE, il doit passer (majoritairement ?) en GPL début 2007. Eh oui, comme je le signale à chaque début d'année, en piscine Java : Java est (était !) gratuit, mais pas libre. Alors qu'il tourne sur près de 4 milliards de machines (PCs, électronique domestique, modems, robotique, smart cards, e-buttons, et j'en passe).

Première réaction avant d'aller scruter les détails quand j'aurais le temps : c'est génial, c'est merveilleux. Je suis sûr que ça va notamment faciliter l'intégration dans les distros Linux, on n'aura plus besoin de java-package, on l'aura directement dans le pool main de Debian par exemple, etc. C'est super !

mercredi 8 novembre 2006

Comme c'était bien on remet le couvert

Oui, alors en fait, Budapest ça roxxe tout, comme on l'a vu en juin dernier. Donc bingo, rebelote, pour 3 jours en janvier prochain.

A/R pour 2 personnes, taxes etc. incluses : 124,14 €

Avant que vous ne m'égorgassiez, il se trouve que SkyEurope, la compagnie low-cost qui est bonne pour ta peau, fait des billets à ZÉRO EURO (hors taxes d'aéroport) sur une bonne partie des vols du 1er décembre au 28 février prochains, pour plein de destinations d'Europe Centrale. Voilà, je vous l'ai dit, alors patapé, vous aussi vous pouvez aller là-bas d'un pas guilleret, l'œil humide et le poil brillant.

Je vous partage même mon bon plan hôtels pour ces endroits-là : Hotelopia, le site qu'il est bien. Par exemple, à Budapest, on reprend le même hôtel que la dernière fois, ç 25€ la nuit pour deux en chambre fort sympathique avec petit déjeuner de goinfres, piscine, sauna, tout ça. Hé hé hé.

Évidemment, évitez de chercher les week-ends de Décembre sur les grosses destinations, c'est déjà plein.

Note à moi-même : penser à déposer un congé pour lundi 15 et mardi 16.

lundi 16 octobre 2006

Appel à témoins

Ayé, les piscines sont finies. D'abord celle des Ing2, puis finalement les 3 semaines de la piscine Ing1.

Alors j'aimerais savoir, les pioupioux™ d'Ing1 : vous en avez pensé quoi ? De 0 à 20, quelle note mettriez-vous sur les critères suivants :

  • Ambiance
  • Qualité technique
  • Qualité pédagogique
  • Quantité de choses apprises (ou en tout cas, enseignées ;-))
  • Difficulté (12-13 constituant un niveau "idéal", 0-10 étant plutôt "pas assez dur pour être motivant" tandis que 20 est clairement "trop dur pour être motivant")

J'attends aussi vos commentaires libres, mais attention : pas de trolls ici ! Sans quoi j'excise !

P.S.: vous trouverez mon compte-rendu de la piscine 2004 ('pas fait pour 2005) dans Take a dive... Histoire de comparer !

mercredi 27 septembre 2006

11,47

C'est la moyenne de la piscine Ing2 SIGL Java 2006.

3 exercices à rendre (et une demi-douzaine en cours) pour 60h de TP. Le dernier exercice était épais, doté d'un gros test case JUnit pour aider (13,43 de moyenne seulement, ceci dit).

52 étudiants (dont 2 sur la deuxième semaine seulement), et un niveau moyen plutôt correct, avec un nombre de zéros en baisse. Et surtout, vidéo-projection de mon poste tout du long, en grand format. Je suis globalement content du démarrage, meilleur que les années passées, et qui a pu aborder beaucoup de chose sur deux semaines, y compris quelques incontournables tiers comme JUnit ou Javadoc, et un bref aperçu de Ant.

Et aussi, le QCM De La Mort Qui Tue(tm), qui a eu un certain succès, et qui marque la différence entre ce cours et les autres cours Java du pays, je trouve :-)

À partir du 12/10, 3h de TP chaque jeudi jusqu'à début décembre devraient avoir raison du reste du programme, qui couvre notamment les threads, le réseau, JDBC, des classes utilitaires, et Swing. Après quoi, on passera aux servlets et JSP pour 10 semaines.

Espérons qu'ils se passionnent.

dimanche 9 octobre 2005

Plein de choses

Eeeeeh oui, ça fait 12 jours que je n'ai rien blogué, à croire que la piscine des Ing1 a commencé. Ah tiens, oui en fait.

Il s'est passé pas mal de choses depuis mon dernier billet. D'abord, roulez tambours, sonnez trompettes, ma Doudou a eu sa licence d'Histoire et a pu s'inscrire à l'IESA. Voilà déjà une super bonne nouvelle. Il y a par ailleurs 99,9% de chances qu'ont ait trouvé comment financer les deux années d'études à venir de ma chérie, ce qui est aussi un grand soulagement.

Ensuite, la première semaine de piscine du groupe Ing1 A vient de se terminer. À l'heure qu'il est, ils sont sûrement nombreux à plancher pour finir leur rendu de scripting shell. Je m'émerveille (mais est-ce vraiment le mot juste ?!) chaque année devant l'incroyable capacité des débutants à écrire du code plus porc les uns que les autres. Heureusement, avec le temps, ça s'améliore (en théorie).

Pas mal semblent terrifiés à l'idée que j'assure leurs cours de Web (CSS et JavaScript) pour les semaines à venir, après qu'ils ont démarré la matière sous l'égide de manu. Il faut dire qu'ils m'ont eu alors que j'avais à peine 6h pour leur enseigner tout plein de scripting shell, tandis que manu a eu environ 15h pour leur enseigner le balisage sémantique. Forcément, le rythme et la complexité sont différents. J'aime à croire qu'en ayant 10h pour leur donner les bonnes bases en CSS, ils auront moins l'impression que je crache 15 infos par minute.

Je n'ai pas le temps de faire grand chose ces dernières semaines, et c'est un peu frustrant... Mes efforts d'apprentissage en profondeur de Ruby sont en stand-by depuis bien 10-15 jours, je n'ai pas touché à la version locale de mon site depuis plusieurs mois, et je n'ai pas eu le temps encore de chercher activement à intégrer un cours de théâtre, ce qui me garantit presque que c'est trop tard pour cette année scolaire (et chut aux taquins qui me diraient que je n'aurais rien à y apprendre, grande gueule comme je suis !).

Je n'ai même plus le temps de lire les blogs des copains. Je me suis récemment rendu compte que tous les blogs sur ma liste sont à titre pro, Mozilla ou connexe : le Standblog, A List Apart, MDC WebWatch, Stopdesign, Daniel Glazman et InFoRmatique, Mitchell Baker, Olivier Meunier et Pascal Chevrel... Mais je n'y ai plus de blogs de potes. Même les blogs qui sont sur ma liste mais sont prolifiques (ALA, MDC) affichent un gros nombre de billets pas encore lus. Snif...

C'est sans doute pour ça qu'il était si bon, hier samedi 8, de faire tant de choses : un passage productif chez ma conseillère SG, les courses tant reportées sur Houra.fr, un déjeuner au resto de bagels qu'on arrive d'ordinaire jamais à trouver ouvert, un test de casques Hi-Fi "fermés" à la FNAC, l'achat de quelques BDs, le repérage d'idées DVD/bouquins pour la wishlist d'anniversaire de ma chérie, l'achat de certaines choses qu'on devait se procurer depuis longtemps (un fais-tout, des ampoules de rechange pour la p'tite lampe de la chambre, des classeurs et mallettes de rangement, et j'en passe). Et au final, ciné.

Après "Kiss Kiss Bang Bang", vendredi soir avec Frafra et Julien (fka Kiwi), qui n'était d'ailleurs pas mal, voire totalement délirant, nous avons fait notre premier ciné un samedi soir depuis perpete, c'est-à-dire depuis la dernière fois qu'Élodie et moi avions tous deux une carte UGC Illimité active. Nous sommes allés voir Bewitched (Ma sorcière bien aimée), qui était sympa mais sans plus.

Aujourd'hui, larvage concerté. D'une part, j'ai des BDs à lire. D'autre part, je suis retombé dans un vieux bouquin qui va me permettre de combler les jours entre la fin de ma lecture récente (Hibernate 3.0) et le début de la suivante (ayé, je vais lire Harry Potter pour voir si, moi aussi, je trouve que c'est bien), sachant que je repousse ma lecture de Agile Development with Rails à la suite de celle de Programming with Ruby (le truc que j'ai pas ouvert depuis 10 jours). Cet après-midi, balade sans doute, et ce soir, on reçoit un pote.

Et demain, 9h, cours de Web. Ouch !

lundi 4 octobre 2004

Take a dive.

Eh bien voilà, ayé, c'est fini.

Vous avez peut-être remarqué que, du 16 septembre au 3 octobre inclus, je n'ai pas posté un seul billet. Quid ? J'ai des périodes de silence radio, mais rarement aussi étendues, en tout cas ces derniers mois.

Du 20 septembre au 1er octobre inclus se tenait l'édition 2004 de la Piscine INSIA. Hasard ou coïncidence ?!

Cette année, les nouvelles recrues ont été gâtées. En effet, l'intégralité de leurs cours de piscine se sont déroulés sous forme de TD/TP, toujours en salle machine, encadrés directement par les trois éminents Bulliens, à savoir Emmanuel "mms" le Chevoir, Adrien "ze" Urban, et votre humble serviteur.

La Piscine cette année à beaucoup changé, beaucoup évolué par rapport aux éditions précédentes. Nos p'tits nouveaux, fraîchement sortis de cette période intense, encore trempés jusqu'aux os, ne réalisent sans doute pas que, par le passé, elle était beaucoup plus dure. Cette simple idée leur donnerait, j'en suis certain, des sueurs froides s'écoulant péniblement au creux de leur échine.

Cette année, nous avons enlevé le langage C de la piscine. Si. Juré craché. À la place, nous avons mis du C++. Nous avons aussi allongé le temps consacré à l'environnement Linux et au shell. Nous avonsallons corriger certains rendus à la main. La moyenne des rendus, pour l'instant, s'approche davantage de 12 que de 0,42. Une page est tournée. C'est la fin d'une époque. Observons ensemble une minute de silence à la mémoire de nos chers disparus, lesquels toutefois reviendront en deuxième mi-tempsannée pour ceux qui choisiront la spécialisation SRT.

Les objectifs de cette Piscine nouvelle formule étaient clairs : plus de pédagogie, moins de forcing, plus de ludisme dans les sujets d'exercice, plus de concret et d'utilisable—plus tôt. Le passage du C au C++ s'est finalement vite imposé au regard de ces contraintes. Cela ne s'est pas fait sans mal, y compris à la Bulle. Mais le résultat, bien que très perfectible, est encourageant. Après tout, les exercices à rendre sur les derniers jours ne sont, en tant que tels, pas triviaux. Il est probable que nombre des nouveaux inscrits n'auraient pas imaginé, il y a seulement deux semaines, arriver à produire de tels programmes quelques jours plus tard.

La Piscine sert toujours, bien entendu, son objectif humain aussi : amener les étudiants à découvrir leur promotion, à nouer un maximum de liens et à placer un prénom sur un maximum de têtes, en très peu de temps. Souder cette promotion au travers du passage, ensemble, d'une période difficile, physiquement et moralement. Créer des souvenirs.

Tout ceci étant dit, je vais maintenant me lâcher un peu plus et vous faire une chronique (clairement fictive) de cette piscine. Toute ressemblance avec des faits ou personnages ayant réellement existé...

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mercredi 7 juillet 2004

10 dinars !? Non !... 2 ?

dinarnondeu... narnondeu.

Hier soir à 20h j'étais chez moi, mon PC fraîchement allumé, m'apprêtant à traiter les quelque 350 courriels (dont 270 de spam) reçus en une semaine. Hier matin à 10h je me baignais encore dans la piscine du Palm Beach Hammamet, en Tunisie. Je ressens toujours un certain décalage le dernier jour de mes séjours à l'étranger.

Que vous dire de la Tunisie ? Déjà, il y fait beau. Très beau. Et, en ce moment, pas trop chaud (33°C environ), en tout cas dans le Nord-Est où nous étions. Ce qui n'empêchait pas la piscine de chauffer rapidement à 30°C, et tant pis pour le côté vigorifiant.

Nous étions basés à Hammamet, qui n'a vraiment rien d'extraordinaire (sa medina propose une citadelle d'un petit intérêt, mais cernée par un souk extrêmement agressif). Heureusement, nous avons rayonné sur Tunis (notamment sa medina et l'extraordinaire musée du Bardot), Carthage et la magnifique petite ville de Sidi Bou Saïd.

A Carthage, on peut contempler ce qui reste des thermes de l'empereur Anthonin, les troisièmes plus grands du monde. C'est en effet immense, comme on peut le percevoir malgré la disparition de tout le bâtiment à partir du rez de chaussée (Carthage a été totalement détruite plusieurs fois au cours de l'Histoire) : ne subsistent que les sous-sols où l'on entretenait les brasiers, mais ça donne déjà une idée. Anecdote : tout ça est au pied du palais présidentiel de Carthage, dans la direction duquel on a a priori pas le droit de photographier.

La medina de Tunis n'est pas sans dangers pour les touristes, mais grâce aux conseils avisés de notre guide et en s'efforçant de se déplacer en groupes, nous avons pu en voir l'essentiel et bénéficier d'un meilleur appui pour d'âpres scéances de marchandage (le sport national tunisien) à trois reprises. En se débrouillant bien on peut facilement raboter 70–80% du prix indiqué.

Fidèle à sa réputation, Sidi Bou Saïd est magnifique. Du blanc et du bleu à perte de vue, des grilles en fer forgé aux courbes gracieuses à toutes les fenêtres, et un coup de cœur pour cette maison aux 52 chambres, ancien harem, à l'intérieur somptueux, frais et agréable. En revanche, le site est si touristique que les vendeurs, commerçants, etc. sont franchement désagréables.

Le musée du Bardot, à Tunis, ancien palais du Bey de Tunis (sorte de préfet), est à couper le souffle. Nous n'y sommes restés qu'une heure environ mais on pourrait facilement y passer la journée. Ça change radicalement votre conception de ce que peut atteindre, artistiquement, une mosaïque. Et le cadre est magnifique, en particulier le plafond de l'ancienne chambre à coucher, en stuc (mélange de plâtre et de poudre de marbre), très finement ouvragé.

Avec tout ce beau soleil, j'ai pas mal bronzé pour une fois. Hélas, je me suis cramé les épaules, qui pèlent. Que les éventuels jaloux parmi vous se rassurent, j'aurai déjà perdu une partie de ce bronzage lundi prochain, en revenant au boulot !

Dernier point, mais non des moindres : j'étais évidemment là-bas avec ma Doudou, que j'ai donc pu avoir à mes côtés 24/24 pendant toute la semaine. L'occasion de faire des réserves avant son imminent chantier de restauration de monument en Bourgogne, qui va durer six semaines :'-(.

Enfin, sachez que les photos du voyage sont disponibles.

mercredi 23 juin 2004

Oh ouiiii encore !

C'est en caleçon, un mug chaud de Thé des Sables à portée de main, que je vous explique pourquoi ma soirée était tellement bien que même la pluie battante, au sortir du métro, n'a pas pu décoller le sourire qui avait gelé sur mes lèvres un peu plus tôt.

D'abord, le mardi j'ai piscine. C'est ma défoule hebdomadaire, et ce soir j'ai nagé mon kilomètre sans trop de monde dans les couloirs du bassin des Tourelles, donc je suis plutôt content.

Ensuite, j'ai rejoint ma Doudou sur une proposition de dernière minute (ou presque) pour aller voir à nouveau Martin Rappeneau, dont Doudou vous avait déjà dit plein de bien. Le concert était génial, une ambiance du tonnerre de Dieu ! Assis en tailleur au pied-même de la scène-estrade, on en a pris plein les mirettes et les oreilles. C'était l'occasion de faire découvrir l'artiste à Amir et Amorosa, qui nous accompagnaient.

Enfin, j'ai croisé dans la salle l'une des deux webmestres du site de Martin, lequel a fait des progrès depuis mars mais pourrait encore bénéficier de quelques liftings (balisage sémantique, meilleure exploitation de l'espace, réduction de la dépendance à Flash, amélioration de l'accessibilité...).

Je portais incidemment le T-shirt qui proclame mon statut de contributeur Mozilla Europe, et j'ai abordé la demoiselle pour lui parler du site et lui proposer de filer un coup de main pour le porter vers un meilleur respect, et un meilleur profit, des standards.

Il semblerait que ça la (les ?) tente bien, aussi avons-nous échangé nos adresses courriel. Je lui écris ce soir (les petites piqûres de rappel ne font jamais de mal pour démarrer un truc décidé sur un coin de nappe) et nous verrons ce que ça donne.

Pour ceux d'entre vous, mes chers lecteurs, qui utilisez d'autres navigateurs qu'IE et Firefox (je pense notamment à Konqueror et Safari), allez donc faire un tour sur le site et faites-moi savoir si vous observez des dysfonctionnements. Je m'assurerai de consolider une liste de suggestions pour les maîtresses d'œuvre, Elise et Karen.

Bref, que du bonheur cette soirée.

Pour finir, une info urgente : si vous n'avez pas encore vu Martin en concert, jetez-vous-y ! La dernière date parisienne avant l'automne est mardi prochain, au même endroit (New Opus Café, 167 quai de Valmy Paris 10e, M° Louis Blanc ou Colonel Fabien). Vous pouvez acheter vos billets sur Fnac.com (Ticketnet et Billetreduc n'en ont visiblement plus...). En attendant, vous pouvez aussi écouter en boucle son premier CD (sachant que plein de titres en plus sont au spectacle). Je ne saurais trop vous le recommander !

vendredi 10 octobre 2003

I read your main.

no, I won't fix your code.

Ce sont là le recto et le verso des T-shirts officiels profs/ACU pour cette édition 2003 de la Piscine INSIA.

On dira ce qu'on veut, mais emmener une piscine a quelque chose d'intoxicant, c'est un peu comme une drogue douce. Jour après jour, deux semaines durant, on les voit progresser à vue d'œil (pour certains). On en voit ramer, s'enliser, ne pas oser poser des questions.

La piscine remplit son office, imparablement : isoler les brillants et ramener le reste à une quasi-uniformité de niveau, lequel doit être raisonnablement bon pour attaquer la suite, avec ses mini-projets hebdomadaires et ses projets bien salés.

On s'en frotte les mains, en souriant, l'air machiavélique. Mais on adore ça. On adore les voir s'émerveiller, à peine quelques semaines plus tard, lorsqu'ils réalisent la quantité faramineuse de connaissances qu'ils ont fini par ingurgiter, chacun à leur niveau, chacun à leur façon. On adore en voir s'éclater, prendre de bonne grace quelques trempes aux notations pour rajuster leur orgueil et se motiver davantage. On adore réveiller tout ce petit monde de sa torpeur intellectuelle, mettre les points sur les I, et marcher vigoureusement vers un enseignement lourd et qualitatif.

De lib en lib, d'exercice en exercice, on navigue entre les mines (« ta mémoire est un champ de mines », dixit manu-celui-qui-explique-trop-bien) à grands coups d'apprentissage, d'acquisition effrénée de compétence et d'expérience. On acquière, inlassablement, les bons réflexes et l'aptitude au travail.

Pour nous, de l'autre côté de la barrière, c'est toujours l'occasion de vérifier nos compétences, l'envie de réécrire les corrections pour voir si on saurait mieux faire que l'an passé, la remise en question éternelle pour voir si on peut mieux enseigner, mieux former, mieux expliquer, mieux évaluer.

On est tour à tour moniteurs, maîtres-nageurs, sauveteurs, gardes-côtes, brigade fluviale, nageurs de combat. Tantôt good cop et tantôt bad cop. On encourage, on secoue, on réprimande, on écoute, on réconforte.

C'mon, soldier! Gimme 20!

Oui, mais pas pour finir avec 120 troufions tout juste bons à me faire les chiottes à la brosse à dents. Non, on forme des généraux qui savent aussi remonter leurs armes les yeux bandés, avec des moufles, sans connaître toutes les pièces d'avance. On forme les enfants cachés de McGyver et Indiana Jones.

Nos troufions cette année seront les sergents-instructeurs de l'an prochain.

Nous faisons des balezes, et nous le faisons bien.

mardi 30 septembre 2003

<code>s/brain/mash/g</code>

Ça ouvre de grands yeux. Ça repose la question. Ça n'ose pas toujours comprendre.

Ça prend l'air dégoûté, incrédule, ahuri, stupéfait, sournois, émerveillé.

Ça tombe raide sous le coup d'une déprime subite ou d'une épiphanie.

Ça comprend. Ou ça croit avoir compris.

Ça voit ses notes et ça hurle, de joie, de rage, de tout. Ça va mater les logs. Ça attend avec angoisse le prochain sujet. Qui tombe, tel un couperet, en début d'après-midi.

Ça n'arrive pas à croire qu'on a voulu leur faire ingurgiter tout ça en 2 jours, et que demain le shell c'est fini et le C commence.

La piscine INSIA 2003 a démarré hier :-)

mardi 22 juillet 2003

C'était bieeennnn !

Coucou tout le monde, je suis de retour.

Alors évidemment depuis hier on me fait remarquer que je n'ai toujours pas blogué sur mes vacances. Bon. D'accord. J'y vais alors. Soit.

Comme vous l'aurez compris à la lecture du titre, c'était très très bien. Il faisait bô, il faisait chô, et j'ai même eu droit au sable chô mais sans les légionnaires (quoique, si près de l'Arsenal de Toulon, sait-on jamais).

Pour résumer, c'étaient deux semaines très différentes l'une de l'autre : du 5 au 12 inclus, Avoriaz (Haute-Savoie), qu'on prononce effectivement Avoria (tout comme La Clusa et Chamoni mais, comme me l'a fait remarquer le facétieux manu, pas comme Larzac)  et du 13 au 20 inclus, un vaste tour de la région PACA (Provence-Alpes-Côte d'Azur), de Gap à Toulon en passant par Upaix, Ribiers, Sisteron, Venelles, Aix-en-Provence et Jouques.

Semaine 1 donc : un p'tit paradis à 1800m d'altitude avec ma Doudou et surtout, rien que tous les deux. Logés dans l'appart' de ses parents, les femmes de ménage passent deux fois par jour (oui, oui), le sauna et la piscine sont gratuits, y'a des bons films le soir sur le canal 4 (qui n'est pas C+, ahem), bref, cool. La montagne l'été, c'est bô, très bô, on a donc fait plein de balades tout autour de la station.

Le jeudi soir, on a assisté à une veillée aux flambeaux de contes et légendes, par un conteur professionnel, et c'était vraiment très chouette, le gars était poilant et savait vraiment raconter ses histoires...

Evidemment, on a fait plein de saiks, on a dû empêcher les jeunes voisins de dormir, mais rien à foutre, c'est les vacances, rongtudjuuu !

Semaine 2 : passage rapide à Gap (Hautes-Alpes) voir ma sœur Claire et mon neveu Jord, puis à Upaix, entre Gap et Sisteron, chez ma môman. On a rayonné pendant trois jours dans les environs, visiter Sisteron, Ganagobie, Serre-Ponçon... Et le matin, glandouille en relisant au frais mes vieux albums de Gaston Lagaffe et Achille Talon :-). Quand même. Ne perdons pas de vue les choses essentielles.

Un p'tit trajet en voiture et hop ! Débarquement à Venelles, à côté d'Aix-en-Provence, le mercredi soir. Chez mon ex-beauf, donc, Patrice, qui reste un excellent copain, et qui est le père de mes 2 autres neveux. Super méga maison que j'adore, avec en bonus une chouette piscine et tous ses "accessoires" dans le jardin. On y a fait plouf plusieurs fois pendant les 38h suivantes, entre des balades à Aix ou au squash. Que c'est bon de se délasser en fin de journée, vers 23h, dans la nuit quand les grillons commencent à se taire, les reflets moirés des vagues se dessinant sur les arbres alentour... Trop, trop bien.

Vendredi, passage à Jouques (toujours près d'Aix) pour la journée, voir mon autre sœur, Christine, l'aînée, mes 2 neveux Rémi et Martin et ma nièce Kelenn, qui déchire grave du haut de ses 19 mois... Trop adorable la pitchoune, je fonds !

La journée se termine en revanche fort mal, car après avoir bourriné sur la route pour attraper notre TGV à la gare-abribus d'Aix TGV, nous avons finalement attendu 1h30 que ledit TGV veuille bien se pointer. Appel en panique à mon frère pour qu'il ajuste ses p'tits plats qui ne devaient pas manquer de commencer à frémir sur ses fourneaux en prévision du dîner. Vers 23h15, arrivée –enfin !– à Toulon, on se pose chez le frérot, dîner et dodotage. J'adore son appart', putain.

Le reste du week-end :réveil tardif, plage (Sablettes) avec une mer super bonne, glandouille, marché nocturne, dodotage, glandouille, vidéo, et on se prépare pour repartir. Le TGV nous dépose à Paris dimanche à 20h41. Snif, snif. Déjà ?!

Bon, bin... On a plus qu'à attendre les prochaines alors.

lundi 9 juin 2003

Le calme avant la tempête

Aaahhh... Mfrlgmbl.

Un week-end tout cool, c'est bien. C'est aussi, je pense, un prélude nécessaire à une semaine qui s'annonce particulièrement chargée.

Vendredi soir, dîner avec ma Doudou et un couple d'amis pas vus depuis 2 mois, Saïda et Abdel. C'était à la Casbah, près du M° Ledru-Rollin, c'était pas mal mais je pense qu'on a pas eu trop de chance et que d'ordinaire (genre, pas les week-ends de 3 jours), c'est mieux. En tout cas, ça m'a fait plaisir de les revoir.

Samedi, faisage de chats le matin, puis tentative d'après-midi actif. Le plan était : on passe sur les Champs voir l'expo Train Capitale, on va glandouiller au soleil une petite heure vautrés sur les pelouses du parc Monceau, et on finit par 1h-2h de piscine dans le 19e.

Foirage complet.

L'expo est moins intéressante maintenant, et le temps fort (le train qui circule sur les champs) c'était le 1er juin seulement. On compense par un passage au Virgin, et là malheur (et bonheur à la fois) : les derniers tomes de plein de séries que j'aime sont sortis ! Je repars avec 4kg de plus.

Pour contrer le soleil, on se propose de prendre un milk-shake chez Haägen-Dazs, mais celui des Champs a disparu. L'heure tourne, et on oublie Monceau pour tracer vers la piscine. Comme toutes les piscines que j'ai tenté de joindre récemment, elle ne répondait pas au téléphone (!!!), donc pas de certitude sur les horaires. Le métro rame (ah, ah) et nous voilà devant les portes à 18h55, avec la piscine qui ferme non à 20h, non à 19h30, mais à 19h. Same player, shoot again.

On va déposer notre barda chez moi, et on repart dans le centre, pour aller trouver la fraîcheur des salles obscures au Ciné Cité des Halles, où nous sommes allés voir Le Bison (et sa voisine Dorine), qui nous a fait beaucoup rire. Juste avant, cassage de dalle sans prestige au Quick en surface, avec test du SuperGiant, qui n'a rien d'extra. Milk-shake Haägen-Dazs—enfin !— qui nous redonne le moral juste avant la scéance.

Dimanche, gros faisage de chats à nouveau, mais presque toute la journée, passée entre petit-déjeuner et déjeuner à des heures incongrues, et bouquinage intensif vautrés à poil sur le lit, sous les rayons de soleil, et dans une petite brise habilement créée via un courant d'air volontaire à travers l'appart'. Miam, trop tranquille... :-)

Le soir, on se cultive : Le Malade Imaginaire à la Comédie-Française, s'il vous plaît. Excellente mise en scène, j'ai vraiment redécouvert le texte. Toute la salle morte de rire plus que fréquemment, grâce à une distribution très à la hauteur, et très inspirée.

Dîner à l'Epicerie (bientôt présentée dans ce blog ;-)), et retour maison. Enfin, ce matin, faisage de chats, et me voici sur le point de reprendre mes corrections de Java.

La semaine s'annonce très chargée, puisqu'en sus de la formation de Davux, je dois cravacher sur Tholos, mais alors, quelque chose de bien, parce que l'essentiel doit être opérationnel vendredi ! Je m'attends à passer plusieurs soirées à l'Ecole, et pas pour mater des DVD...

Allez, j'y retourne.

lundi 2 juin 2003

Transitions estivales

On est le 2 juin. C'est fou.

Tu bosses, tu vis ta vie, les jours se suivent sans forcément se ressembler, tu te dis "waaaah déjà lundi" (et tu te le dis tous les lundis, en plus), et pis tu te dis "rhoooo déjà le mois suivant" et à coup de ça voilà que c'est juin.

C'est dingue.

Surtout qu'avec le temps qu'on a depuis quelques jours, en gros c'est l'été. Même si ça ne dure pas, mais ce week-end c'était soleil de plomb —ponctué, il est vrai, par un orage samedi soir, que j'ai fort apprécié en pantalon/tshirt mon bouquin à la main.

Paf c'est l'été, sans prévenir, rien. Trois semaines avant la date officielle. Je ne me lasserai jamais des lubies du micro-climat parisien (ou plutôt des micro-climats, tant il est vrai que hier Montmartre a fait la gueule alors que chez moi ou chez des potes tout allait bien). Je prie donc pour que le beau temps perdure, que je puisse continuer à me balader en sandales et T-shirt, et sortir plus souvent mes zoulies lunettes de soleil.

Ce week-end, soirée d'anniversaire d'une copine samedi soir, Sarah ayant 21 ans juste aujourd'hui. C'était très sympa, l'occasion de revoir des gens que je ne vois presque que dans ces soirées-là, et ma Doudou s'est pris une lubie sur une robe chinoise sublime qu'elle avait vue en marchant vers l'appart' où nous fêtions ça. Du coup, la voilà qui sort un moment pour revenir dans ladite robe, qui lui allait d'ailleurs si bien qu'on l'aurait crue taillée pour elle par un artisan aussi célère que dextre. Sacrée Doudou, impulsive à souhait, mais pour mon plus grand plaisir sur ce coup. En plus, il paraît que c'était une excellente affaire (la robe, s'entend. Je ne parlerais pas ainsi de ma Doudou :-)).

J'ai un emploi du temps chargé au boulot, l'air de rien.

D'une part, la formation de Davux, qui me prend un petit peu de temps à encadrer, mais ça va. Ensuite, le projet du S.I. lui-même, mais pour l'instant le travail qui s'y rapporte est aussi fait avec Davux.

Les deux gros points du moment sont plutôt : a) les notes (piscine Java, piscine SQL, module 1) et le sujet final n°2 pour mon dernier module, et b) Tholos, qui doit être opérationnel pour le 15/06, et servira alors de plate-forme pour les QCM d'admissions.

A côté de ça, je travaille régulièrement sur KEA, qui m'a bien pris la gueule récemment pour mettre au point LoggedUsers, sur lequel je finalise encore quelques trucs histoire de rendre le bloc de code correspondant le plus générique possible.

Ce matin, Ô surprise : les tickets restaurant débarquent, le premier jour ouvré du mois. Phénoménal. Vivement que les salaires fassent pareil.

jeudi 22 mai 2003

La Garde meurt mais je m'y rends, na !

Bon, j'ai pas blogué depuis un bail, il serait temps.

J'ai encore la crève. C'est pas possible ça ! J'arrête pas de retomber malade tout le temps depuis 6 mois, à peine 1 à 2 semaines de bonne santé entre les crèves... Ce coup-ci, je me soigne pour de vrai. Du coup, hier vers 20h35, je sors de l'INSIA, décidé à chopper quelques médicaments dans une pharmacie.

Il m'aura fallu 30' de marche, sous la pluie, pour qu'enfin la 22e pharmacie que je croise soit ouverte. Celle du Bd Sébastopol, en face du KFC, près des Halles. Si si. En revenant chez moi, j'ai croisé 3 pharmacies supplémentaires, dont celle à côté de chez moi. Toutes fermées. Les pharmaciens de garde se cachent pour mourir, semble-t-il. Sans doute depuis ce truc bizarre (le jour où le lien FR marchera plus, essayez donc celui-ci).

Donc voilà, je me soigne à grands coups de Fervex Adulte et de Nurofen. Non mais. C'est vrai quoi, ça suffit les conneries.

Pendant ce temps, un proche a lui aussi des ennuis de santé, et reçoit ces jours-ci les visites de spécialistes : le filer de l'INSIA, dont les 2 processeurs se disputent pour savoir lequel a une VRM de merde et l'autre non. Il semble aller mieux, pourvu que ça dure.

Côté INSIA toujours, je me traîne à grand peine vers la fin de la partie cours pour mon 2e module Web II, fin prévue lundi midi... Mardi matin je leur présente leur projet de fin de module (pour lequel j'avais une idée flamboyante l'autre soir avec Amir, mais damned je l'ai oubliée depuis, et il ne semble pas s'en souvenir non plus : le monde est mal fait. Du coup je vais leur refiler un truc similaire à celui de la 1ère session). Après ça, je vais devoir cravacher sur les corrections de la piscine SQL (il serait temps), la fin de celles du module Web I, et celles des modules Web II, justement... Tout ça pour le 15/06.

A côté de ça, il y a bien sûr Tholos, sur lequel je n'ai guère pu passer de temps ces jours-ci, et puis le stage de Davux qui vient de commencer, sur la réalisation du S.I. de l'Ecole, et pour lequel il y a pas mal de boulot. Davux est à bloc sur ce sujet, et le cadrer correctement n'est a priori pas facile, même si je ne me fais pas de souci au final.

Il y a énormément de choses à faire, beaucoup de code en perspective, aussi je prends 4/5 semaines pleines pour sa formation avant de le lancer sur le code. Ce délai couvre aussi la mise au point des specs fonctionnelles, la concertation avec le personnel pour le peaufinage de ces dernières, la formalisation de la méthodologie, et la conception globale de l'architecture. D'ici la mi-juillet, on devrait avoir une route bien tracée et jalonnée pour coder vite et bien jusqu'à fin septembre environ. Vivement qu'INSIA lui signe sa convention avec les infos de rémunération / prise en charge qui vont bien.

D'ailleurs, vivement qu'il ait ses chèques et son prêt étudiant, ça lui fera ça de gros soucis en moins et de bonne humeur en plus.

A part ça, j'aime décidément vachement la Bulle dans sa nouvelle configuration. Manu et moi avons déjà pu apprécier à de nombreuses reprises les avantages du Shameless Corner™, à coup de « mais putain qu'est-ce qu'elle a cette CSS ? » et « tu as vu comment Mozilla gère bizarrement ce scripting DOM ?! ». Tout va pour le mieux :-)

Les blogs fleurissent toujours plus, Bankair ayant rejoint la nébuleuse, et Manu étant désormais adoubé Hébergeur Blog Agréé (lui, Eve, Davux, Bankair...), via le 3RD. En plus, c'est un évangeliste convaincu du blog, ce qui le rend au moins aussi perplexe que moi quand il voit des gens faire des blogs à ne pas lire, ce qui est tout de même un paradoxe.

Et pour finir, nouvelles de mon chez-moi : vous ne me croirez jamais, mais quand on change son vieux haut-parleur (PC) Labtech, unique survivant de moult déménagements, pour un système 2.1 Altec-Lansing, eh bien on redécouvre ses MP3 et ses DivX. Si, si. Et inutile de m'envoyer des comments pour me dire que vous avez un XA3051 voire un Inspire 6700...

Allez, ça suffit pour cette fois.

dimanche 12 janvier 2003

The Quiet Sunday

Aaaaahhhh.
Voilà 2 jours que je profite de mon week-end.

Evidemment, quelques corvées en vue : lessive, vaisselle, ménage.
Mais zen.
Zen, zen, zen.

La conférence Delphi à EPITA s'est très bien passée, et c'est ce qui compte.

Je bosse sur Tholos, tout en découvrant tranquillement les finesses d'Eclipse, dont je sens bien qu'il va bientôt, justement, éclipser chez moi JBuilder, avec lequel je travaillais jusqu'ici beaucoup.

La semaine qui vient s'annonce intense : ce soir déjà, mon vieux pote Cochise débarque chez moi pour me tenir éveillé toute la nuit en attendant son avion pour Santa Clara. J'en suis ravi, ça fait un bail qu'on a pas pu prendre le temps de taper la discute, tous les deux.

A partir de demain, je bosse à fond sur Tholos, mais j'essaie aussi d'avancer un peu TDDelphi.com, toujours en stand-by, ce qui m'énerve. Evidemment, les autres "chantiers" : Eclipse, JPL3, etc. restent en activité. Et puis, il faut que continue à corriger les piscines Java et SQL, mais avant je dois écrire des sujets pour l'examen de rattrapage des Ing1, mercredi prochain.

Et vendredi, je pars au ski ! Ça par contre, c'est d'la balle ! Après presque 12 ans de "privation", j'ai du mal à réaliser. Mais je sens venir nombre de moments excellents =)

Allez, je m'y remets.

lundi 6 janvier 2003

Aïe aïe aïe

Purée, quelle semaine en vue.

Les emplois du temps pour cette semaine sont pour le moins flous, j'ai passé la journée à donner un cours en salle machine alors que je devais être en temps libre, je dois écrire 1 sujet de piscine Java pour mercredi, et réécrire celui du jour 3 pour la 2e session, qui aura lieu jeudi.

Evidemment, je donne un cours demain soir à l'amphi, à perpet', ainsi que mercredi vers 17h.

Et comme si ça ne suffisait pas, j'ai bien 12h de prép devant moi pour la conférence Delphi que je dois donner à l'EPITA jeudi toute la journée.

Ce qui serait déjà jouable si je n'avais pas tout le temps THOLOS sur les talons (et une allitération, ça ne fait pas de mal).

May The Force Be With Me, Indeed.
2003 rentre en Force, en tout cas !

Bonne semaine à tous.